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Prestations intellectuelles en quête de l'outil métier ad hoc

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Famille singulière, les prestations intellectuelles rendent impossible la standardisation du processus achats. Même s'il existe une offre de logiciels dédiés sur le marché, nombre d'acheteurs donnent encore leur préférence aux outils développés en interne et réclament des améliorations aux éditeurs de logiciels.

Les prestations intellectuelles (consulting, infogérance, travail temporaire encore gestion de la propriété industrielle) sont encore mal maîtrisées par les éditeurs de solutions dédiées aux processus achats. C'est ce qu'il est ressorti du séminaire «S.I. Achats prestations intellectuelles, ERP, métiers ou spécifique?», organisé le 22 septembre 2011 par le Club des acheteurs de prestations intellectuelles. La singularité des prestations intellectuelles rend impossible la standardisation du processus achats sur un logiciel. Contrairement aux achats matériels, la définition du besoin n'est pas homogène, car elle varie en fonction de la nature de la prestation intellectuelle. De plus, l'absence d'historique de consultations par typologie de prestation intellectuelle empêche de construire un référentiel de prix au niveau de l'outil.

Des solutions rigides et incomplètes

Le processus achats de prestations intellectuelles fait appel à différents intervenants organisationnels, hormis les prescripteurs, et exige plus de vigilance en matière de respect des réglementations. Malheureusement, les ERP disponibles sur le marché ne semblent pas répondre à ce besoin. « Trop rigides, ils ne s'adaptent pas à chaque achat immatériel», a expliqué Tony Bocock, expert au sein du cabinet-conseil e-achats Better Buying Concept.

Qu'en est-il alors des outils métiers dédiés aux achats? Les acheteurs reconnaissent qu'ils assurent une meilleure fluidité du workflow par rapport aux ERP. Mais leur efficacité est critiquée quand il s'agit de dresser une ébauche de catalogue de prix à partir d'un suivi des précédentes négociations. « Ces outils rencontrent un faible succès auprès des acheteurs, car leur exploitation reste limitée et ils suscitent des réticences de la part de certaines DSI, peu convaincues de l'intérêt d'un outil dédié aux achats », résume l'expert.

« La plupart des solutions métiers ne couvrent pas tous les besoins, même si elles permettent de satisfaire aux principales contraintes administratives, moyennant un paramétrage minutieux», a souligné un acheteur présent dans l'audience. A l'instar des ERP, les outils métiers disponibles sur le marché ne font pas non plus l'unanimité auprès des acheteurs de prestations intellectuelles. Ces derniers reprochent aux logiciels de manquer de personnalisation et d'adaptabilité. Des exigences indispensables pour s'habituer aux spécificités des prestations intellectuelles.

Par conséquent, les acheteurs préfèrent encore donner la part belle aux outils développés en interne.