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Pneus: innovations et économies

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Une mauvaise gestion des pneumatiques pèse lourd dans le budget auto d'une entreprise. Toutefois, les manufacturiers ont mis au point de nouvelles enveloppes qui agissent favorablement sur la consommation de carburant. Explications.

Dans la gestion d'une flotte automobile, l'impact économique des pneumatiques est souvent sous-estimé. Seul lien entre le véhicule et la route, ce sont pourtant eux qui transmettent les accélérations et les freinages et qui encaissent les variations de la chaussée. C'est pourquoi les pneus modernes se doivent d'être endurants, mais aussi de posséder une faible résistance au roulement. En effet, à chaque tour, le pneu se déforme pour épouser la forme de la route. Les matériaux qui le constituent s'échauffent et absorbent une partie de l'énergie transmise par le moteur. Ainsi, en utilisation normale, un cinquième du carburant est absorbé par cette seule résistance au roulement.

Des pneus «verts»

Les manufacturiers travaillent donc pour proposer de nouveaux pneus moins consommateurs d'énergie. Cette nouvelle génération de pneumatiques oppose peu de résistance lors du déplacement du véhicule et diminue la consommation de carburant. Pionnier en la matière, Michelin a été rejoint par Goodyear, Pirelli ou Bridgestone. La gamme Energy Saver du Français, lancée début 2008, promet un gain moyen de l'ordre de 0,2 litre de carburant aux 100 kilomètres, une performance validée par des organismes indépendants. «Sur une flotte de 100 véhicules parcourant une distance de 40 000 kilomètres par an, l'Energy Saver permet d'économiser en moyenne 80 000 litres de carburant, affirme Olivier Dupont, responsable des flottes pour les pneus tourisme et camionnette chez Michelin France. Avec un gazole à un euro le litre, l'économie annuelle est de 80 000 euros.» Chez Pirelli, la réplique ne s'est pas fait attendre. Le Cinturato P7 affiche une baisse de la résistance au roulement de 20%. A la clé, une diminution de la consommation et des émissions de CO2 qui peut atteindre 4%, un rendement kilométrique accru de 30% et la réduction du bruit et des distances de freinage (jusqu'à deux mètres) sur sols mouillé et sec. Détail important: ces pneus «verts» ne sont pas plus chers, à l'achat, que les modèles classiques. Dernier conseil à ne pas oublier: vérifer - si possible chaque mois - la pression des pneus. Un pneu sous-gonfé, c'est plus de carburant consommé, une tenue de route réduite et une usure prématurée.

Rodolphe Noulin, directeur de Speedy Fleet.

Rodolphe Noulin, directeur de Speedy Fleet.

Avis d'expert

«Pour maîtriser votre budget, faites contrôler vos pneus régulièrement»


Le budget pneumatiques des entreprises a tendance à augmenter. La raison principale? «Le poids croissant des véhicules - voitures particulières ou utilitaires -, et la taille toujours plus importante des pneus», précise Rodolphe Noulin, directeur de Speedy Fleet, un réseau d'entretien spécialisé dans les flottes d'entreprises. Le premier facteur entraîne une usure plus rapide de la gomme, alors que le second se retrouve directement sur la facture à l'achat. Pour éviter cette inflation, le premier réflexe est de vérifier régulièrement la pression des pneus, sachant qu'un pneumatique perd environ 200 g tous les trois mois. «Un contrôle mensuel est idéal, surtout en cas de variations climatiques importantes. Et il ne faut pas oublier de vérifier aussi la roue de secours», rappelle Rodolphe Noulin. Surveiller l'état général des pneus, en s'assurant de l'absence de traces de choc, permet également d'éviter des accidents par éclatement.

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Guillaume GENESTE