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Passer en mode cloud oui, mais pas n'importe comment...

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Une étude, menée pour le compte de Claranet par le cabinet Vanson Bourne auprès de 300 décideurs informatiques (PME et grands comptes), sur les opportunités et risques liés à l'utilisation du cloud donne un aperçu de son taux d'adoption par les organisaitions et des attentes des utilisateurs.

Le cloud n'est pas encore une pratique courante. C'est ce qui ressort d'une enquête européenneEtude menée auprès de 300 décideurs informatiques issus de PME et de grandes entreprises, dans divers secteurs d'activité (informatique, technologie, services financiers, services professionnels, distribution, construction et immobilier, vente en gros, divertissement, médias & loisirs, télécoms). sur la problématique de l'adoption du cloud et la compréhension qu'en ont les utilisateurs finaux en Europe, commandée durant l'hiver 2011 par Claranet, spécialiste européen des services internet pour les entreprises (infogérance, hébergement et réseaux managés), au cabinet Vanson Bourne. Intitulée «Les tendances dans l'adoption du cloud», elle met en lumière les freins liés au cloud et les bonnes pratiques à mettre en place pour en favoriser l'adoption.

Les résultats de cette étude montrent ainsi que, même si l'usage des solutions cloud est répandu dans le monde et en Europe, celui-ci ne fait pas encore totalement partie des pratiques courantes. 55 %des organisations interrogées n'utilisent le cloud que sous une certaine forme et font preuve d'une certaine défiance, lorsqu'un haut niveau de sécurité est nécessaire. Un tiers des décideurs interrogés indique un retard de 12 mois en moyenne dans l'adoption du cloud, qui peut aller jusqu'à deux ans dans les cas extrêmes. Ce retard s'explique par l'incapacité des fournisseurs de cloud à dissiper leurs inquiétudes au sujet de la souveraineté et de la sécurité des données, ainsi qu'à convaincre leurs interlocuteurs des bénéfices du «nuage». Par ailleurs, 71 % des personnes interrogées se prononcent largement en faveur d'une plus grande normalisation interfrontières et d'une réglementation au niveau européen. La création de normes communes en matière de souveraineté et de sécurité, la responsabilité contractuelle et l'élaboration d'un référentiel de pratiques, soutenues au niveau international, pourraient s'avérer nécessaires. Le rapport révèle également une nette préférence (87 %) des personnes interrogées pour un stockage des données dans leur propre pays. Fournir de tels services et proposer des équipes support disponibles localement constituent des moyens efficaces pour garantir la sécurité des données et la fiabilité des services proposés.

@ MIPAN / FOTOLIA

Zoom: Les freins au déploiement du cloud

Malgré les avantages affichés par le cloud, l'Europe a pris deux ans de retard sur les Etats-Unis selon Gartner. Une enquête menée auprès de 150 entreprises françaises par Claranet avec Markess, cette fois, a mis en évidence quatre freins à son déploiement:
- la sécurité, car les entreprises ne savent pas comment le cloud fonctionne;
- la localisation: elles ignorent où les données sont hébergées;
- les aspects légaux: elles ont des engagements à tenir sur l'hébergement des données de leurs clients;
- et la possibilité d'interagir avec le système d'information interne de l'entreprise type ERP, gestion des stocks...