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Orgatec 2010 fait le plein de nouveautés

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Du 26 au 30 octobre 2010 s'est déroulée à Cologne, en Allemagne, la grand-messe du mobilier de bureau et de l'immobilier professionnel: Orgatec. Le bureau, facteur de succès, tel était le thème à l'honneur. Décryptage des tendances 2011 dévoilées lors de cette 30e édition.

Plus de 61 000 visiteurs de 110 pays se sont rendus au salon international Orgatec de Cologne (Allemagne), du 26 au 30 octobre derniers. Avec une telle affluence, les organisateurs se félicitent du succès de ce rendez-vous devenu incontournable. « Les décideurs de premier plan, mandatés par l'industrie et l'administration, sont de plus en plus nombreux à tirer parti d'Orgatec pour préparer les investissements qu'ils réaliseront en matière de mobilier de bureau et d' immobilier professionnel», déclare Oliver P. Kuhrt, directeur de Koelnmesse GmbH, l'organisateur de la manifestation. Les spécialistes de l'aménagement de bureaux et les concepteurs d'immobilier professionnel ont aussi sillonné les allées du salon pour découvrir les tendances 2011 du marché, et ce parmi les 608 entreprises exposantes venues de 41 pays différents.

Des réglages qui se multiplient

Ansi, au niveau des sièges de bureau, les mécanismes ynchrones des modèles présentés par les fabricants lors de ce salon se veulent de plus en plus précis afin de s'adapter à la morphologie de chaque utilisateur. Ainsi, le siège System 59 proposé par Haworth permet de régler la profondeur de l'assise en s'adaptant au poids du collaborateur. Idem chez Girofex et son modèle 656, dont le mécanisme baptisé «Shiftmove» permet de régler le siège sur huit niveaux en fonction du poids du corps (de 45 à 150 kg). Il assure également un bon maintien avec son soutien anti-lordose, réglable en hauteur et en profondeur.

De manière générale, les réglages de chaque siège se multiplient afin de mieux accompagner les mouvements (inclinaison d'avant en arrière, mais aussi latérale). C'est le cas, par exemple, du fabricant Wilkhahn et de son modèle On, qui bascule d'avant en arrière selon un angle de 30°, mais aussi sur les côtés avec un angle de 13°. Même tendance chez Interstuhl avec son siège Airpad, dont le «body foat synchro mechanism» s'adapte aux gestes du corps, ou chez Okamura et son modèle Leopard qui revendique une technologie robotique épousant au mieux les mouvements pour un meilleur confort d'utilisation.

Des sièges de plus en plus légers

Si de nouveaux matériaux font leur apparition (fibre de verre, aluminium, etc.), les fabricants de sièges de bureaux présentent des modèles de plus en plus légers, faciles à déplacer et à utiliser. Grâce à des dossiers notamment en résille, le poids des sièges s'allège à l'image du modèle Sayl d'Herman Miller ou du siège Difrient World de Humanscale. Autre tendance forte: le développement durable et l'utilisation de matériaux recyclables ou recyclés. Par exemple, le modèle System 59 de Haworth est recyclable à 95 % selon le fabricant. De son côté, Wilkhahn indique utiliser jusqu'à 99 % de matériaux recyclables sur certains modèles de ses gammes.

Bien entendu, Orgatec n'échappe pas à la présentation de produits très innovants d'un point de vue design, à l'image du fabricant Sitag et de ses modèles aux dossiers originaux. Une recherche esthétique commune à toutes les marques, mais qui fait aussi la part belle à la fonctionnalité des produits. Ainsi, le fabricant ProfM, avec le mPosition, propose un siège semi- allongé avec une tablette conçue pour recevoir un ordinateur portable. Ici, le siège de bureau dépasse son utilisation première de simple assise pour devenir un support de travail.

Orgatec est l'occasion pour les fabricants de présenter leurs modèles, à l'image de Wilkhahn et de son siège On qui bascule d'avant en arrière avec un angle de 30°, mais aussi sur les côtés avec un angle de 13°, pour mieux accompagner les mouvements de chaque utilisateur.

Orgatec est l'occasion pour les fabricants de présenter leurs modèles, à l'image de Wilkhahn et de son siège On qui bascule d'avant en arrière avec un angle de 30°, mais aussi sur les côtés avec un angle de 13°, pour mieux accompagner les mouvements de chaque utilisateur.

Design, mais aussi et surtout fonctionnels, les réglages de chaque siège se multiplient de façon à mieux accompagner les mouvements, comme sur les modèles AirPad d'Interstuhl (en haut) ou Leopard d'Okamura (à gauche).

Design, mais aussi et surtout fonctionnels, les réglages de chaque siège se multiplient de façon à mieux accompagner les mouvements, comme sur les modèles AirPad d'Interstuhl (en haut) ou Leopard d'Okamura (à gauche).

Des alternatives aux tables bench

Concernant les tables de travail proprement dites, l'innovation est toujours représentée par les bureaux assis-debout qui, d'une simple pression sur un bouton, permettent à l'utilisateur de faire monter ou descendre le plan de travail à sa guise. Les marques König-Neurath et Vitra, pour ne citer qu'elles, ont ainsi pu exposer leurs dernières nouveautés en la matière lors de cette 30e édition. Certains fabricants ont toutefois présenté des plans de travail très originaux, à l'image du japonais Kokuyo et de son modèle Harmonii. Réalisé par un designer français du nom de Gwenael Nicolas, celui-ci permet aux collaborateurs de travailler côte à côte, avant de simplement se retourner pour improviser une réunion grâce à une petite table située au centre de cet espace de travail circulaire. En Europe, les plans de travail semblent plus sobres. Si les tables bench se sont généralisées dans les open spaces, le bureau individualisé ne semble pas avoir dit son dernier mot. Par exemple, le Console, nouveau bureau présenté par Bisley, se revendique comme « une véritable alternative au bench », selon François-Louis Guelfucci, président de Bisley France. Il tente de recréer un espace de travail personnel axé autour d'un meuble unique de rangement. Une armoire centrale fait ainsi office de colonne vertébrale sur laquelle peuvent se fixer, de part et d'autre, plusieurs plans de travail.

Orgatec n'échappe pas à la présentation de produits design, à l'image du fabricant Sitag et de ses modèles aux dossiers originaux.

Orgatec n'échappe pas à la présentation de produits design, à l'image du fabricant Sitag et de ses modèles aux dossiers originaux.

D'une simple pression sur un bouton, l'utilisateur choisit de faire monter ou descendre le plan de travail de son bureau assis-debout. Ici, le dernier modèle signé König-Neurath.

D'une simple pression sur un bouton, l'utilisateur choisit de faire monter ou descendre le plan de travail de son bureau assis-debout. Ici, le dernier modèle signé König-Neurath.

Place aux espaces de travail informels, tels que ceux d'Haworth (en haut) ou de Segus (à droite), formés de canapés ou autres tables basses.

Place aux espaces de travail informels, tels que ceux d'Haworth (en haut) ou de Segus (à droite), formés de canapés ou autres tables basses.

Du mobilier pour des réunions informelles

Si les open spaces ne sont pas remis en cause, la possibilité d'aménager de petits espaces pour des réunions informelles constitue l'une des tendances fortes de cette édition d'Orgatec.

Le Console, nouveau bureau présenté par Bisley, se revendique comme une véritable alternative au bench.

Le Console, nouveau bureau présenté par Bisley, se revendique comme une véritable alternative au bench.

La plupart des fabricants proposent ainsi des nouveautés, à l'image d'Inof et de son bureau concept, Vorthex. C'est également le cas de Nurus, avec son modèle Pitstop, sorte d'arche abritant plusieurs plans de travail, ou chez Haworth et sa solution Meet You, un concept de cloisons phoniques modulaires qui s'intègrent facilement dans les open spaces. Sur le même principe, d'autres fabricants proposent des espaces de travail individuel permettant aux collaborateurs de s'isoler dans les open spaces, comme Vitra et son Alcove Highback Work. Celui-ci est notamment muni d'un casier qui, une fois refermé, sert de table de travail. Enfin, Orgatec est aussi l'occasion pour les fabricants de présenter des mobiliers de bureau originaux, toujours dans l'idée de casser les aménagements rectilignes des open spaces. Par exemple, cette année est marquée par l'arrivée de canapés et de tables basses spécialement conçus pour créer des espaces de travail informels. Haworth s'est ainsi distingué avec sa nouvelle gamme de mobilier LTB du nom des designers Catherine Le Téo et Thierry Blet, composée d'éléments divers (tables, canapés, etc.). Ces assemblages d'éléments multiples se retrouvent également chez Sedus. Autre équipement original présenté: les nouvelles cabines téléphoniques d'intérieur proposées par Buzzispace.com ou Bene.

Mot clés : travail

Marie-Amélie Fenoll