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Offrez une seconde vie à vos meubles de bureau

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Les fabricants de mobilier proposent de plus en plus de recycler des produits en fin de vie. Une solution pratique et écologique pour le client lors d'une livraison de nouveaux produits.

Que faire du mobilier de bureau en fin de vie ? Certaines entreprises l'offrent à leur personnel, d'autres font appel à des spécialistes du recyclage... Très souvent, les fabricants et les distributeurs de mobilier de bureau sont alors sollicités pour assurer l'enlèvement et la reprise des anciens équipements, surtout en cas de déménagement. «Dès la fin des années quatre-vingt-dix, nous avons commencé à débarrasser les entreprises de leur ancien matériel », se souvient Philippe Bellaton, directeur de la logistique chez le fabricant de mobilier Kinnarps. Une aide précieuse pour certaines sociétés qui ne savent que faire de leur vieux mobilier. D'autres initiatives ont vu le jour. «Nous sommes, depuis plusieurs années, en relation avec les centres Emmaüs des Landes et des Pyrénées-Atlantiques, ainsi qu'avec les spécialistes du recyclage espagnols», indique Pierre Odriozola, directeur général de Sokoa, un fabricant de sièges de bureau. Aujourd'hui, ce type de service est en train de se généraliser, à l'image du fabricant Steelcase qui a lancé début 2009 un programme de récupération et de recyclage. «Nous concevons du mobilier à forte composante durable, il est donc logique de boucler la boucle en proposant une solution pour les produits enfin de vie», estime Sylvie Etancelin-Isnard, responsable de la reprise de produits usagés chez Steelcase.

Pour le recyclage du matériel, plus le poids est important, plus la facture est légère.

Pour le recyclage du matériel, plus le poids est important, plus la facture est légère.

Donner toutes facilités aux clients

Ainsi, Steelcase a choisi de s'associer au réseau Envie, qui dispose de 29 ateliers dans toute la France pour le recyclage des appareils électroménagers et électroniques en fin de vie. Ce réseau emploie, en outre, des personnes en réinsertion professionnelle. « Grâce à ce type de partenariat, nous couvrons tout le territoire», précise Sylvie Etancelin-Isnard. Le principe ? Lors de l'achat de nouveau mobilier, l'entreprise cliente confie à Steelcase le démantèlement et le tri de ses anciens meubles pour être recyclés. «Mais, selon les cas défigure, le mobilier peut également être cédé ou revendu», indique la responsable. En cas de revente, l'argent récolté est rétrocédé au client, qui peut même réaliser une «opération blanche» si le produit de la vente couvre les frais de logistique. Steelcase facture en effet l'opération de collecte et de retraitement, sans toutefois préciser le tarif, car il dépend de la nature du mobilier et de la logistique à mettre en oeuvre. Chez Kinnarps, la récupération des meubles périmés s'est généralisée. «Nous la proposons dans toute la France, aux acquéreurs de mobilier et dans les cas de transferts, mais ce n'est pas toujours lié : nous avons déjà été sollicités uniquement pour la récupération», souligne Philippe Bellaton.

Un acte lié à la culture d'entreprise

Kinnarps a donc élaboré un tarif clair : de 25 à 35 euros le mètre cube, en fonction de la quantité. Plus le poids est important, plus la facture est légère. Le fabricant suédois s'appuie sur un réseau d'insertion en région parisienne et procède en direct avec les entreprises de recyclage partout ailleurs. «L 'intérêt, pour le client, est que nous lui remettons un bon, assurant la traçabilité de l'opération», indique Philippe Bellaton. Même traçabilité chez Steelcase, qui précise les motivations de ses clients : « Ceux qui font appel à nous sont soucieux de respecter l'environnement au quotidien. Le recyclage de leur mobilier découle d'une culture d'entreprise déjà verte». Les clients de Steelcase pour le recyclage sont aussi bien des PME que de grosses sociétés. Malgré tout, la démarche n'est pas encore rentrée dans les moeurs, beaucoup d'entreprises étant réticentes au fait de payer pour être débarrassées. « Ce qu'il faut prendre en compte, c'est l'avantage de faire appel à un professionnel qui va démanteler le matériel et débarrasser les locaux avec soin, sans aucune nuisance», avance Philippe Bellaton (Kinnarps). De son côté, Sokoa a choisi de s'inscrire dans un groupe de travail sur ce thème, sous la houlette de l'Unifa (Union nationale des industries françaises de l'ameublement. «Dès 2011 ou 2012, la réglementation pourrait nous obliger à organiser le traitement des meubles usagés, explique Pierre Odriozola. Nous souhaitons donc créer une filière dédiée, ouverte à tous les fabricants et mutualisant les coûts. » Et ce, plutôt qu'une écotaxe par exemple, comme pratiquée dans la filière de l'électroménager.

Témoignage « Pour la fourniture et l'enlèvement, il est plus facile d'avoir un seul interlocuteur »

Groupama Alsace fait appel à Steelcase à la fois pour la fourniture de mobilier de bureau et pour la collecte et le recyclage des anciens équipements. «Au total, nous prévoyons quatre phases de rééquipement, portant sur environ 150 postes de bureaux, sans compter de nombreuses armoires de rangement», précise Francis Schlier, responsable des services généraux. Pour l'assureur, le choix de Steelcase est passé par un appel d'offres opposant cinq fournisseurs de mobilier. «Le cahier des charges prévoyait la reprise de l'ancien mobilier Or, Steelcase était le seul à avoir un processus capable de gérer l'enlèvement de l'ancien équipement et la mise en place du nouveau dans des délais très courts, avec toutes les garanties d'efficacité sur le résultat final.» Outre l'aspect financier de l'opération, le géant du mobilier étant implanté en Alsace, Groupama a privilégié l'achat local. «Avoir recours au même interlocuteur pour la fourniture et l'enlèvement est plus facile, car celui-ci connaît déjà les lieux et peut optimiser l'opération en gérant la chaîne de bout en bout», estime le responsable. Qui apprécie le recours de Steelcase au réseau d'insertion Envie : «Les valeurs d'entraide et le développement durable sont ancrés dans la culture de notre entreprise. »


Francis Schlier, responsable des services généraux, Groupama Alsace
Groupama Alsace
ACTIVITE
Assurances
CHIFFRE D'AFFAIRES 2009
205 millions d'euros
EFFECTIF
650 salariés
EFFECTIF DES SERVICES GENERAUX
20 collaborateurs