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Louer plus pour gagner plus?

Publié le par

Sébastien de Boisfleury, rédacteur en chef

@ ARNAUD OLSZAK

Sébastien de Boisfleury, rédacteur en chef

Quasiment aucun gestionnaire de flotte n'y a échappé. Depuis le début de l'année, les loueurs de véhicules en longue durée proposent à leurs clients de prolonger leurs contrats en cours. En effet, ils n'arrivent plus à écouler sur le marché de l'occasion les véhicules dont les contrats sont arrivés à échéance. Et depuis la crise, les relations avec les établissements financiers et les constructeurs sont plus que tendues. Résultat, il leur devient très difficile de renouveler dans de bonnes conditions financières leur parc roulant.

En 2008, selon le SNLVLDSyndicat national des loueurs de véhicules en longue durée., la durée moyenne des contrats était de 38 mois. Désormais, les propositions commerciales se situent régulièrement autour des 48 mois et certaines flirtent même avec la barre des 60 mois! Avec, à la clé, une baisse substantielle du loyer mensuel. GE Capital Solutions, par exemple, affirme que les économies réalisées peuvent atteindre 25% si la location est prolongée de trois à cinq ans. Pour certains, il s'agit d'une aubaine, d'autant que les contrats négociés il y a quelques années, sur un marché nettement plus favorable aux loueurs, n'étaient pas toujours avantageux pour les entreprises. Néanmoins, il faut rester prudent. Prolonger n'est pas sans risque, sans parler de l'image de l'entreprise véhiculée par des modèles vieillissants. Les termes du nouveau contrat, en particulier les conditions liées au kilométrage, doivent être étudiés à la loupe. Les coûts d'entretien peuvent augmenter tandis que le taux d'émission de CO2 des modèles plus anciens est potentiellement plus élevé. Avec toutes les conséquences fiscales que cela peut engendrer pour l'entreprise.

«Les prolongements des contrats de location se multiplient, avec, à la clé, une baisse substantielle du loyer.»