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Louables intentions

Publié le par

Stéfanie Moge-Masson, directrice de la rédaction

Stéfanie Moge-Masson, directrice de la rédaction

Les achats responsables, c'est un peu comme le sexe et les adolescents: on en parle beaucoup, mais de là à passer à l'acte... Au-delà du bon mot, c'est un peu ce qui ressort du 2e Baromètre des achats responsablesEnquête, menée par OpinionWay pour l'Observatoire des achats responsables, réalisée sur la base de questionnaires en ligne, auprès d'un échantillon de 200 responsables achats du privé et du public, dont les résultats ont été dévoilés le mois dernier. A première vue, le bilan est très positif: la mise en place d'une politique d'achats responsables dans les organisations privées ou publiques est érigée au rang de «priorité» par les deux tiers des répondants, devant la réduction des coûts. D'ailleurs, 79 % des interrogés affirment avoir d'ores et déjà mis en place une telle démarche, et n'en sont pas à leur galop d'essai puisque leur politique d'achats durables remonte, en moyenne, à trois ans.

Pourtant, à y regarder de plus près, le tableau est un peu moins idyllique. Seules 47 % des entreprises ont formalisé les objectifs de leur politique d'achats durables et 40 % ont développé des indicateurs de mesure de la performance. Dans le même registre, une entreprise sur trois a pris la peine de désigner un «correspondant» achats durables... Comment ne pas douter de l'efficacité de la démarche des deux tiers restants? Dès lors, les autres chiffres ne sont pas surprenants. Le poids économique des achats durables est somme toute modeste: ils ne représentent «que» 17 % des achats globaux (19 % dans le privé et 12 % dans le public). C'est, certes, quatre points de mieux qu'en 2009, mais le moins qu'on puisse dire est que l'essentiel du chemin est devant nous... De l'intention aux actes, il y a un pas, que toutes les directions achats n'ont, semble-t-il, pas franchi.

Mot clés : Politique |

Stéfanie Moge-Masson