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Les prestataires de nettoyage dénoncent «une concurrence inégale»

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Les régies de quartier, structurées en associations, ne sont pas tenues de reprendre le personnel en poste à la suite d'un appel d'offres. Ce que contestent les sociétés de nettoyage.

La Fédération des entreprises de propreté et services associés (FEP) et de nombreuses organisations syndicales ont saisi le ministère du Travail pour dénoncer «une concurrence inégale et injuste» de la part des régies de quartier. En effet, lorsque ces associations, qui ont pour mission l'insertion professionnelle de publics en difficulté, remportent un appel d'offres face à une entreprise de propreté, elles ne sont pas tenues de reprendre le personnel du prestataire précédent, ce qu'exige pourtant la convention nationale du secteur. La FEP et les partenaires sociaux demandent donc à ce que la garantie d'emploi soit appliquée, quelle que soit la structure du prestataire (à l'exception des Esat, qui emploient des handicapés). Pour ce faire, un avenant à la convention collective nationale des entreprises de propreté a été rédigé, mais les régies de quartier ont refusé de le parapher. Pour que ce dernier soit appliqué, un arrêté d'extension du ministère doit être publié au Journal officiel, ce qui n'a pas encore été fait. En outre, le problème pourrait être bien plus profond. «Les régies de quartier bénéficient de subventions publiques, de contrats aidés et d'un régime fiscal particulier. Plus généralement, elles ne sont pas soumises aux règles de la profession définies par la convention collective du secteur, détaille Bertrand Castagné, président de la commission sociale de la FEP. Une concurrence difficilement acceptable pour les entreprises de propreté qui, par ailleurs, développent des politiques d'insertion professionnelle.»

Bertrand Castagné (FEP):

«Les régies de quartier bénéficient de subventions publiques, de contrats aidés et d'un régime fiscal particulier.»