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Les modèles phares des flottes

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Pourquoi choisir une Clio plutôt qu'une 207 ? Quels sont les points forts d'une C5 et d'une Insignia ? Comparatif des véhicules les plus présents dans les flottes automobiles, segment par segment, ainsi que de leurs principaux challengers.

 

Les citadines

Renault clio, reine de la classe

Derrière ses lignes consensuelles mais réussies, la Clio offre des prestations homogènes. A l'intérieur, la finition ne souffre d'aucun défaut majeur, même si les matériaux choisis peuvent laisser à désirer. La console centrale s'avère ergonomique et la position de conduite agréable. Sous le capot, les motorisations diesel répondent aux attentes des conducteurs. Bien insonorisé et secondé par une boîte mécanique bien étagée, le dCi 85 chevaux se montre souple et relativement volontaire. Et sa direction est légère et précise. En outre, son taux d'émission de CO2 de 98 g/km lui assure un bonus écologique maximal. La Clio est disponible à partir de 10290 euros HT (11 650 euros HT en diesel).

volkswagen Polo : pas si discrète

Elue Voiture de l'année, la «fourmi» mise sur la simplicité et la qualité. Ligne discrète, habitacle sans défaut, la Golf miniature abrite aussi des motorisations performantes. A l'instar du TDi 90 chevaux, coupleux et volontaire dans les tours bien qu'un peu bruyant. Sur la route, la citadine a un comportement dynamique. Son prix : à partir de 9 640 euros HT.

Peugeot 207, symbole de la marque au lion

La 207 reprend toutes les caractéristiques des véhicules Peugeot. Certes, sa silhouette n'est pas des plus flatteuses avec sa face arrière quelque peu excessive et ses longues optiques étirées à l'avant. Mais l'intérieur réserve un tout autre accueil. L'habitacle s'avère spacieux avec des espaces aux coudes et une hauteur généreuse sous pavillon. Il est particulièrement bien fini, à l'aide de plastiques flatteurs, bien qu'un brin tristounets avec leurs tons sombres. Si les motorisations diesel, comme le HDi 90, ne sont pas les reines de la montée en régime, elles restent néanmoins à la hauteur des exigences d'une citadine. Sur la route, la lionne brille grâce à un châssis dynamique. Si les suspensions fermes ne jouent pas en faveur du confort des passagers, elles confèrent tout de même à la 207 une bonne tenue en virage. La citadine Peugeot affiche un ticket d'entrée de 10 370 euros HT ( 1 1 740 euros HT en diesel). La version qui émet 99 g de CO2 est commercialisée à partir de 13 870 euros HT.

Les compactes

volkswagen Golf, l'indémodable

La reine de l'Europe, c'est elle ! La légende, même : pas moins de 26 millions d'exemplaires vendus depuis sa naissance en 1974. Moins en vue que la Mégane en France, elle n'en reste pas moins la première voiture étrangère dans l'Hexagone. Certes, Volkswagen a misé sur le conservatisme pour la sixième génération de la Golf, lancée à la fin 2008 : une certaine sobriété résume, en effet, le coup de crayon des designers. Toutefois, la face arrière a été affinée, et ce n'était pas un luxe ! Mais sur le plan mécanique, les choses ont évolué. D'une part, grâce à l'introduction de la nouvelle gamme de moteurs TDi convertis au Common Rail plus coupleux (mais toujours mal insonorisés et creux à bas régime) et qui augmentent sa vivacité avec des montées dans les tours volontaires. D'autre part, grâce aux modifications apportées au châssis. Les suspensions sont effectivement moins fermes que sur la génération précédente, ce qui n'est pas pour déplaire aux passagers. Tarifs : à partir de 12855 euros HT.

Renault Mégane, place à l'espace

C'est l'une des stars françaises : la Renault Mégane, qui représente un petit tiers des ventes de son constructeur, s'impose comme la compacte la plus vendue sur le marché hexagonal. Renouvelée début 2009, elle a même quitté son armure anguleuse pour une ligne plus fluide et dynamique, bien que toujours consensuelle. La Mégane affiche un argument de taille : avec ses 405 litres, son coffre demeure l'un des plus spacieux du segment, tout comme l'habitacle qui offre un empattement permettant d'accueillir des grands gabarits aux places arrière. La largeur du véhicule permet également de ne pas dégrader le confort du conducteur et de son voisin. Son dCi de 130 chevaux fait preuve d'une belle santé. Et le comportement n'est pas en reste avec un châssis rigidifié qui répond présent aussi bien en conduite coulée qu'en utilisation plus nerveuse. Disponible à partir de 14 915 euros HT, la Mégane affiche des rejets de CO2 minimaux de 116 g dans sa version dCi 90 FAP.

Mazda 3, un design racé

Très peu répandue sur le marché français et plus particulièrement dans les flottes d'entreprise, la Mazda 3 de nouvelle génération (cru 2009) ne manque pourtant pas de qualités. Son design racé en fait une compacte statutaire. D'autant que les trois moteurs turbo-diesel disponibles s'avèrent performants et relativement sobres. Sur la route, la Nippone reste la référence en matière de dynamisme. Un châssis encore inégalé ! Elle est commercialisée à partir de 14 790 euros HT.

Les familiales

citroën c5, le luxe à la française

Si une voiture française est parvenue à titiller les productions d'outre-Rhin sur le terrain du style, c'est bien la nouvelle C5 ! Ses lignes résolument statutaires, fluides et dynamiques n'ont en effet pas grand-chose à envier à ses concurrentes allemandes. Ce n'est pas pour rien que la familiale aux chevrons s'est rapidement imposée dans les flottes. D'autant que son habitacle offre un confort digne de ses grandes soeurs avec des espaces généreux et une finition irréprochable. Sous le capot, la Citroën n'est pas encore au niveau des Allemandes qui parviennent à rendre sobres les moteurs les plus puissants. En tout état de cause, son HDi 173 lui procure une belle vivacité, renforçant un agrément déjà aidé par un châssis dynamique et réglable en mode confort ou sport (dans ce cas, les suspensions et la direction se durcissent). Depuis peu, pour marquer plus fort sa volonté de concurrencer les Allemandes, Citroën a doté sa C5 du plus gros moteur diesel jamais produit de série : le V6 HDi de 240 chevaux, qui fait d'elle une routière redoutable. La C5 affiche des tarifs débutant à 17285 euros HT.

Renault Laguna, simple et consensuelle

Lancée en 2008, la troisième génération de la Laguna revendique haut et fort sa raison d'être : séduire le public le plus large possible, loin des Allemandes, qui restent les fers de lance en matière de véhicules statutaires. Il faut dire que Renault n'a pas choisi d'habiller sa familiale des meilleurs plastiques, même si, en contrepartie, l'aménagement de sa planche de bord et de sa console centrale se montre ergonomique, fluide et simple d'utilisation. En revanche, cette familiale nécessite une grosse motorisation. Sa 1,6 tonne et ses 110 chevaux ne suffisent pas à lui offrir une pêche suffisante. Le dCi 150, lui, y parvient. Côté agrément, en finition GT, ses roues arrière légèrement directrices lui confèrent une tenue de route irréprochable ! Prix : à partir de 17 600 euros HT.

opel Insignia, belle écolo

L'Insignia n'a pas atteint les objectifs d'Opel en termes d'exemplaires vendus ou loués aux flottes, mais elle présente pourtant tous les arguments pour y parvenir : ligne majestueuse, finition sans défaut, habitacle très spacieux (l'un des plus grands du segment). Sans compter les motorisations alléchantes, tel le 2 litres turbo-diesel de 160 chevaux affichant des rejets de CO2 136 g/km, et une consommation de moins de 5 litres en cycle mixte ! Quant à ses tarifs, ils sont dans la moyenne.

Les monospaces

Peugeot 5008, digne d'une berline

Le 5008 de Peugeot, commercialisé fin 2009, remet les pendules à l'heure en termes de comportement routier. Son châssis rigidifié lui assure un comportement dynamique digne des meilleures berlines. Quant à ses motorisations, en essence ou en diesel, elles ne sont pas en reste. L'intérieur bénéficie d'une grande qualité de fabrication. Seule l'habitabilité de la troisième rangée de sièges laisse à désirer.

citroën c4 Picasso, le nouveau standard

Arrivé fin 2006, le C4 Picasso, décliné en Grand C4 Picasso (sa version 7 places), a établi de nouveaux standards sur le segment des monospaces compacts. Exit les formes anguleuses, le monospace a opté pour des formes élancées. C'est au niveau de la modularité que le C4 Picasso affirme sa différence. Ses sièges escamotables, sous le plancher, en un tournemain, facilitent le chargement et peuvent offrir un espace plat. Son point fort : un confort qui fait référence sur le segment. Prix : 15 999 euros HT en entrée de gamme.

Renault scénic, la référence

En version Scénic ou Grand Scénic (5 ou 7 places), le monospace compact de Renault, lancé en 2009, bénéficie maintenant de lignes flatteuses. Des trois Français, c'est assurément celui qui se démarque le plus, sur un segment où le classicisme règne. C'est d'ailleurs le plus prisé des flottes. Avec ses coloris clairs, l'habitacle du Scénic concède une bonne luminosité. Lequel présente un espace important ainsi qu'une multitude de rangements. L'essentiel des ventes concerne la motorisation diesel d'entrée de gamme, à savoir le dCi de 110 chevaux, doté en série d'un filtre à particules. Certes peu puissant, il se montre pourtant polyvalent dans son usage quotidien et, surtout, très silencieux. Mais c'est sur la route que le Scénic dévoile le plus ses atouts : son nouveau châssis rigidifié offre ainsi un bon comportement dynamique. Fort d'une meilleure maîtrise du roulis, ce monospace affirme presque un comportement de berline. Dans sa version d'entrée de gamme, le Scénic s'affiche à 15999 euros HT.

Mot clés : euro

Romain Rivière