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Les coûts de services aux bâtiments sont en baisse

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Quels sont les indicateurs de l'immobilier de bureaux pour 2012? Les loyers augmentent, tandis que les coûts des services aux bâtiments sont en baisse. Tels sont les deux points relevés par l'IPD, société spécialisée dans les banques de données dans l'immobilier.

Les loyers de bureaux continuent d'augmenter, tandis que les coûts des services aux bâtiments sont en baisse. Telles sont les conclusions mises en avant par les indicateurs de l'immobilier d'exploitation 2012La base de données IPD utilisateurs, créée en 2002, couvre plus de 10,1 millions de m2 détenus par 46 contributeurs, publiés par l'IPD, spécialisé dans les banques de données sur l'immobilier. Le coût d'exploitation des bureaux s'élève à 501 euros au mètre carré. Un chiffre en hausse de 1,5 % par rapport à l'année dernière, à périmètre constant. Une évolution qui s'explique, notamment, par la hausse des loyers et des charges. Ainsi, en 2011, les loyers ont augmenté de 0,6 % et les charges de 0,9 %.

@ © LUCIAN MILASAN - FOTOLIA

Un bon rapport qualité-prix

Les services aux bâtiments, qui représentent 20 % du coût d'exploitation, ont diminué de 1 %. Ce phénomène de baisse pour la deuxième année consécutive fait suite à sept années de hausse. Cependant, si la baisse des coûts de sécurité-sûreté et d'entretien des installations mécaniques et électriques est effective, les coûts d'énergie et de nettoyage ont augmenté. L'IPD observe une cohérence entre le niveau de prestations de services et les coûts liés (total des coûts d'entretien et maintenance, sécurité, incendie-sûreté, nettoyage, accueil et réception ainsi que courrier interne) dans les bureaux. Seule exception: les bureaux standard à Paris, qui présentent un niveau moyen de prestations de services, mais un coût plus faible que la moyenne. En 2011, le coût par occupant est de 10 220 euros pour les bureaux, soit une quasi-stabilité par rapport à 2010 (-0,2 %). La surface par occupant par bureau a diminué de 1,7 % en 2011. Une densification de l'espace qui demeure une tendance forte depuis près de quatre ans maintenant. Cette dernière explique la baisse du coût par habitant tandis que, de son côté, le coût par mètre carré continue d'augmenter.

En ce qui concerne la performance environnementale, les efforts réalisés sont payants. Ainsi, la consommation en énergie finale d'un immeuble de bureau - soit l'énergie directement consommée - a baissé de 8,7 % à périmètre constant par rapport à 2010. Enfin, les émissions de CO2 diminuent de 14,4 % en moyenne. De même, les consommations d'eau (-2,9 %) et la production de déchets (-5,7 %) connaissent encore une baisse cette année. Pour l'IPD, seul bémol: «Les immeubles classés haute qualité environnementales (HQE) tardent à creuser l'écart sur la performance énergétique», selon le communiqué. Les bureaux dits «écologiques» sont-ils plus chers? Pour répondre à cette question de la performance financière, l'IPD a créé, il y a deux ans, un indice «vert». En 2011, la performance des bureaux respectueux de l'environnement était de 110 points de base supérieure à celle des bureaux «traditionnels» haut de gamme, confirmant ainsi «l'avantage compétitif conféré aux immeubles verts observé en 2010 en matière de rendement en capital».