Décision Achats Hors-série 125 - 01/06/2009 - Annette DEBEDA
Le développement durable fait désormais partie intégrante du marché des cadeaux d'affaires. La plupart des distributeurs proposent dans leur catalogue des produits recyclés, recyclables ou issus du commerce équitable. Un petit geste à la fois pour la planète et pour ses clients ou prospects.
© Promoseeds, Flowerbox, Les Sept Coffrets capitaux
Des écosphères aux compositions florales, en passant par les coffrets, l'offre des cadeaux d'affaires écolos ne cesse de se développer.
En quelques années, les cadeaux d'affaires estampillés «développement durable» sont devenus incontournables dans les catalogues des principaux distributeurs du marché. «Il faut cependant être attentif à ce que l'on achète, la façon dont on achète et à qui on achète, prévient Jean-Sébastien Griffaton, président du Syprocaf, syndicat regroupant les fabricants français et européens de cadeaux d'affaires. Un produit venant du bout du monde n'a rien d'éthique, et ce même s'il est fabriqué à partir de matériaux naturels, recyclés ou certifiés.» Ce dernier aime aussi rappeler que le développement durable ne se résume pas à la protection de l'environnement mais qu'il forme un tout, incluant le respect des normes sociales et de sécurité, ainsi qu'une réflexion sur les impacts du transport en matière d'émissions de gaz à effet de serre.
Ces dernières années, l offre en matière de cadeaux d'affaires éco et socio-responsables s'est considérablement étoffée. Pas un acteur du marché ne se hasarderait à faire l'impasse sur des produits alimentaires ou des articles de décoration issus du commerce équitable, des objets en bois certifié, en papier ou en matières recyclées et/ou recyclables, ou encore des gadgets électroniques version «écolos» (calculatrices solaires, réveils à eau, lampes torches à dynamo, etc.).
La liste des possibles est sans fin, à l'instar de ce que propose Comptoir Ethique. «En créant cette société fin 2006, nous voulions promouvoir les produits issus du commerce équitable auprès du grand public», explique Christophe Leroux, son gérant. Au départ, la société avait sélectionné près de 400 références: café, chocolat, objets de décoration... Rapidement, des commandes croissantes ont émané des entreprises à la recherche de cadeaux originaux et surtout labellisés développement durable. Des produits alimentaires et des cosmétiques bio, des vêtements et sacs en coton équitable ou en matières recyclées ont peu à peu enrichi le catalogue. «Nous proposons aussi bien des articles à moins d'un euro, comme des sachets d'épices, que des coffrets gourmands à 40 euros», précise Christophe Leroux. Aujourd'hui, plus de 1 000 références sont en ligne sur le site.
De son côté, le réseau Promocadeaux, qui fédère des professionnels spécialisés dans les objets publicitaires porteurs de valeurs liées au développement durable, s'est positionné sur une offre de produits à base de matériaux recyclés, vendus via son site www.promogreen.fr. Son catalogue ne cesse d'ailleurs de s'agrandir. Par exemple, Pascal Léger, p-dg de Polimage, membre du réseau Pro-mocadeaux, travaille depuis peu en partenariat avec une usine allemande qui lui fournit des articles en papier et carton recyclés. «Ils sont environ 20% plus chers que leurs équivalents non recyclés, mais les entreprises sont prêtes à payer cette différence, dès lors qu'il s'agit d'objets véhiculant des valeurs citoyennes fortes», analyse-t-il.
Autre tendance, les coffrets-cadeaux éco-responsables. Depuis mars dernier, le site www.coffretcadeau.com propose ainsi une offre «développement durable» sous la marque Planète Liberty. «Les produits équitables souffrent encore d'une image bas de gamme, remarque Yolande Esnault-Large, directrice et fondatrice de la société. Nous souhaitons montrer que l'on peut parfaitement conjuguer haut de gamme et développement durable.» Les prix de ces coffrets s'échelonnent de 39 à 149 euros, avec une grande variété de produits (alimentaires, décoratifs, bien-être, etc.). «Nous ne travaillons qu'avec des producteurs fournissant des garanties sur la façon dont sont fabriqués les articles. Et tous les produits bio sont labellisés AB», précise Yolande Esnault-Large. Les coffrets personnalisables sont, bien sûr, réalisés en carton recyclé et imprimés selon les procédés «Imprim'Vert», utilisant des encres plus respectueuses de l'environnement.
Face à cette large offre, certains prestataires essayent de se différencier, tel Interseed qui a développé... le cadeau d'affaires à base de... graines et de plantes! «Nous étions, à l origine, une société de courtage en semences», raconte Antonya Granite, directrice commerciale. Et c'est par hasard qu'Interseed est devenu un acteur d'importance sur le marché du cadeau d'affaires. «Un jour, des clients nous ont commandé des sachets de graines personnalisés pour offrir à leurs prospects.» L'idée de développer toute une gamme a alors germé dans l'esprit des responsables commerciaux. «Au début, autant dire que l'on ne nous a pas pris au sérieux.» Et pourtant, la greffe a bien pris. Aujourd'hui, via son site Promoseed, Interseed propose une centaine de références à tous les prix: kits et accessoires de jardinage, mini-serres, bonzaïs et même des objets design fonctionnant à l'énergie solaire. Le courtage en semences n'est plus qu'un lointain souvenir!
Depuis un an, les directions opérationnelles de Lexmark International peuvent acheter des cadeaux d'affaires à leurs clients ou prospects via un site intranet dédié où l'on retrouve une vingtaine de produits référencés «développement durable». «Nous privilégions tes articles issus du commerce équitable, les produits recyclés et biodégradables, ainsi que les productions locales réduisant l'impact du transport sur l'environnement», explique Sylvie Thomas, responsable développement durable chez Lexmark International. Le fabricant de systèmes d'impression exige notamment que ses fournisseurs fassent apparaître les caractéristiques éco-responsables de leurs produits sur les emballages.
Ce catalogue a été élaboré par la direction du développement durable, la direction achats et la direction de la communication. «Une façon d'impliquer dans notre démarche d'autres directions de l'entreprise concernées par le sujet, précise Sylvie Thomas. Jusqu'alors, chacun faisait son marché en fonction de ses propres besoins et critères.» Parallèlement à cette centralisation des achats, le nombre de références a été limité. «Moins de produits achetés mais de meilleure qualité, c'est plus intelligent et responsable!», résume Sylvie Thomas.

Sylvie Thomas, responsable développement durable EMEA, Lexmark International
ACTIVITE
Fabrication de systèmes d'impression
CHIFFRE D'AFFAIRES 2008 3,38 milliards d'euros
EFFECTIF 13 000 salariés

Jean-Sébastien Griffaton, Syprocaf
« Il faut être attentif à ce que l'on achète, la façon dont on achète et à qui on achète. »
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cfpfnac - 06/05/2012
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Rendez-vous à Paris, les :
jeudi 18 et vendredi 19 octobre 2012
19/04/2012 LANGUEDOC-ROUSSILLON
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