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Les bâtiments aux normes HQE consomment 30% d'énergie en moins

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Des projets d'envergure de bâtiments HQE se multiplient depuis un an. Plusieurs études révèlent l'impact positif sur les coûts de ce type de bâti.

Plus chers à la construction, mois onéreux à moyen terme. Les avantages des bâtiments répondant aux normes de la Haute qualité environnementale (HQE) séduisent de plus en plus d'entreprises. Depuis un an, plusieurs programmes d'immobilier tertiaire incluant cette démarche de respect de la qualité et de l'environnement ont été livrés à des entreprises françaises. Selon une étude de Jones Lang LaSalle, en Ile-de-France, une douzaine de projets d'envergure sont en cours, représentant un total de 600 000 m2 de bureaux à livrer. L'un des plus notables est celui de Dassault Systèmes, qui installera en 2008 son siège social à Vélizy-Villacoublay (Yvelines), dans quatre bâtiments HQE.

Les bâtiments HQE ont un impact positif sur les salariés. Dans plusieurs entreprises, une baisse significative des arrêts maladies a été relevée.

@ Jones Lang LaSalle

Les bâtiments HQE ont un impact positif sur les salariés. Dans plusieurs entreprises, une baisse significative des arrêts maladies a été relevée.

Le surcoût d'une construction HQE est compris entre 5 et 30 % et serait amorti au bout de trois à cinq ans (source: Association HQE). Selon Jones Lang LaSalle, l'amélioration de la productivité expliquerait d'abord ces gains. L'entreprise cite l'étude réalisée par la compagnie d'assurances américaine West Bend Mutual Insurance. Suite à son changement de locaux, la productivité aurait progressé de 16 points. Raisons invoquées: baisse de l'absentéisme et des arrêts maladies, augmentation de la motivation, amélioration du taux d'occupation du bâtiment. La réduction des coûts d'utilisation serait le second facteur de gains. «Après un peu plus de six mois d'utilisation, la réduction de la consommation énergétique et de la maintenance par rapport à un immeuble de taille comparable âgé de quatre ans est de 30%», précise Cyril Robert, responsable recherche corporate de Jones Lang LaSalle. Enfin, l'étude analyse la démarche HQE à la lumière des risques écartés. Les qualités sanitaires, ergonomiques et environnementales des bâtiments permettraient de se prémunir contre les risques juridiques ou judiciaires, fondés sur la non-qualité des bâtiments. L'exemple de l'amiante est notamment cité.