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Le top des petites berlines de fonction

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Retenir et motiver certains collaborateurs talentueux peut passer par la mise à disposition d'une petite berline de fonction. Ainsi, l'entreprise se doit de trouver le meilleur rapport coût/satisfaction, en choisissant un ou plusieurs modèles peu polluants, au regard des nouvelles conditions de calcul de la TVS.

@ FIAT

Une entreprise qui choisit de mettre à la disposition de ses collaborateurs, commerciaux et cadres supérieurs notamment, une berline de fonction ne doit pas le faire à n'importe quel prix. En effet, ce choix doit répondre à certains critères. Pour commencer, les besoins réels de l'entreprise doivent être connus, ce qui évitera une utilisation disproportionnée du véhicule de fonction. Il est également souhaitable de ne pas imposer un modèle de voiture qui risque de ne pas plaire aux collaborateurs. Cela peut émousser leurs motivations. En résumé, c'est là toute la difficulté, à laquelle sont confrontés les gestionnaires de parc et les acheteurs, au moment de combler les attentes du futur et heureux détenteur d'un véhicule de fonction. Certaines entreprises ne proposent qu'un seul modèle à leurs collaborateurs. D'autres, au contraire, établissent une liste de véhicules autorisés. Nombreux sont les paramètres à entrer en ligne de compte lors de la constitution de cette liste.

La première action des gestionnaires de flotte est de trouver le meilleur mode de financement. La location longue durée semble avoir définitivement pris le pas sur l'achat ainsi que le crédit-bail, y compris dans les PME. Moins lourde financièrement, elle offre une palette de services intéressante que les loueurs ne cessent d'enrichir. En 2006, les contrats de location longue durée ont été conclus en moyenne pour 36,8 mois et 95 000 km.

Fort impact de la TVS

Il s'agit ensuite de cibler une catégorie de véhicules. Le nouveau mode de calcul de la taxe sur les véhicules de société (TVS) facilite ici grandement la tâche. Son principe est simple: plus un véhicule émet de gaz carbonique, plus la taxe est élevée. Inutile toutefois pour les acheteurs de rechercher les véhicules émettant moins de 100 g de CO2/km. L'offre est inexistante. Tout au moins pour l'instant. Entre 100 et 120 g de CO2/km, l'offre s'étoffe progressivement, mais il s'agit de petits véhicules, essentiellement citadins, ou de véhicules hybrides (Toyota Prius, Honda Civic) encore peu nombreux. La fourchette idéale est encore celle située entre 120 et 140 g de CO2/km. Cela correspond aux petites berlines du marché. Par exemple, si une voiture émet 140 g de CO2/km, l'entreprise devra s'acquitter d'une TVS de 700 euros par an (coefficient TVS de 5). Ceci explique pourquoi les véhicules émettant plus de 140 g de CO2/km disparaissent progressivement des flottes d'entreprise. Pour la simple raison que la TVS atteint alors un montant prohibitif. Pour un véhicule émettant plus de 140 g et inférieur ou égal à 160 g de CO2/km, l'entreprise doit désormais débourser entre 1410 et 1600 euros...

Au jeu des faibles émissions de gaz carbonique, la palme revient à la Volkswagen Golf Blue Motion (17236 euros HT) qui sera présentée au prochain salon de Francfort (Allemagne). Elle est annoncée à 119 grammes de C02/km. Dans ce domaine, les constructeurs français s'en sortent avec brio. Renault, avec la Mégane (15 510 euros HT), et Peugeot, avec la flambant neuve 308 (15 928 euros HT), annoncent, en entrée de gamme diesel, des émissions de CO2 de 120 grammes par kilomètre. Pour ces deux véhicules, la TVS n'est plus que de 480 euros. Vient ensuite une surprenante BMW Série 1, bien classée avec ses 123 g de CO2/km, puissante (143 ch), mais au prix moins attractif (21 697 euros HT). Suivent la Lancia Musa et la Ford Focus, avec 124 g, puis la Kia Cee'd, la Citroën C4 et la Mazda 3 avec 125 g. Le bonnet d'âne est décerné à l'Alfa Roméo 147 (153 g/CO2), juste devancée par la Mercedes Classe B (146 g/CO2) et la Fiat Bravo (137 g/CO2).

Prix, consommation et sécurité

Mais les émissions de C02 ne peuvent à elles seules constituer un critère de sélection. Il y a bien évidemment le prix, qui conditionne le montant du futur loyer en cas de location longue durée. Kia met tout le monde d'accord avec sa Cee'd (14757 euros HT), alors que les Allemandes traînent en queue de peloton, la lanterne rouge revenant à la Mercedes Classe B au prix de 22 324 euros HT. Néanmoins, les prix plus élevés pratiqués par certaines marques telles que BMW, Audi et Mercedes, s'expliquent par la qualité des matériaux, la robustesse, la puissance des moteurs et la qualité des finitions, supérieures à la concurrence. Cela se traduit évidemment au niveau des tarifs, qui pourront s'avérer prohibitifs pour la majorité des acheteurs.

Pourtant, entre une Citroën C4 annoncée à 15468 euros HT et une Opel Astra démarrant à 16262 euros HT, la qualité des finitions, les équipements de sécurité, la puissance des moteurs (de 85 à 92 ch), ainsi que la consommation (entre 4,5 et 5,2 litres consommés en cycle mixte), sont équivalentes. Les constructeurs sont ainsi dans l'obligation de s'aligner sur la concurrence à l'heure où les clients sont de plus en plus exigeants. C'est le cas pour les équipements de sécurité, qui font désormais l'objet de toutes les attentions. Airbags, ABS, ESP, AFU et autres radars de recul figurent au catalogue, en série ou en option. Les entreprises ne se doivent- elles pas de garantir le meilleur niveau de sécurité à leurs collaborateurs? Les dernières trouvailles en date sont l'oeuvre de Nissan qui s'apprête à dévoiler un véhicule équipé de détecteurs d'odeurs d'alcool et de somnolence.

Concernant le carburant, le diesel reste particulièrement privilégié par les entreprises. Pour l'essence sons plomb, le prix au litre devient plus que jamais un élément dissuasif (entre 20 et 30 centimes d'euros plus cher que le diesel). En conséquence, le léger surcoût à l'achat des véhicules diesel est vite comblé (environ 10% plus cher), en particulier grâce au faible niveau de consommation qu'ils affichent aujourd'hui. Toutefois, il ne faut pas enterrer les moteurs essence qui rattrapent progressivement leur retard dans ce domaine et qui, surtout, rejettent moins de particules nocives dans l'atmosphère.