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Le marché français du voyage d'affaires poursuit sa croissance

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Les résultats du très attendu Baromètre American Express ont été dévoilés les 12 et 13 novembre derniers. Ils révèlent que le marché français du voyage d'affaires est estimé à 26,6 milliards d'euros en 2007, en croissance de 3,3% par rapport à l'an dernier.

@ Gettyimages / stockbyte / CD

Environ 35% des entreprises ont vu leur budget voyages augmenter au cours des 12 derniers mois. Tel est le principal résultat du 17e Baromètre American Express 2007. Un rendez-vous devenu incontournable pour tous les travel managers, le Baromètre faisant désormais office de référence dans l'univers des voyages d'affaires. «Comme l'année dernière, la croissance du marché est tirée par les grandes entreprises. En effet, ces dernières ont vu leurs dépenses globales augmenter de 5,8% en 2007», souligne Régis Chambert, vice-président et directeur général France, Bénélux, Espagne et Italie d'American Express Voyages d'affaires. Les PME (+2,5%) et les TPE (+0,3%) ont, quant à elles, visiblement tenté de limiter leurs déplacements. Au total, le marché français du voyage d'affaires est estimé par American Express à 23,6 milliards d'euros (en hausse de 3,3%).

Parmi les modes de transports empruntés, l'aérien continue de peser significativement et représente près de 49% des dépenses de voyages des entreprises. «Ce secteur a été de nouveau touché en 2007 par les surcharges pétrolières, de 14 euros par coupon pour les vols domestiques à 67 euros par coupon pour les vols long courrier», explique Régis Chambert. Selon les résultats de ce Baromètre 2007, 54% des entreprises appliquent aujourd'hui une politique de déplacements professionnels. Seules 28% des sociétés interrogées n'ont pas de règles en la matière. De manière assez péremptoire, 83% des entreprises considèrent les déplacements professionnels comme un coût nécessaire. Seules 17% d'entre elles les perçoivent comme une contribution au développement du chiffre d'affaires. Un résultat plutôt surprenant.

Le rôle-clé du contrôle des notes de frais

Autre enseignement de l'étude, la notion de coût prédomine toujours dans l'élaboration d'une politique de voyages. Cette tendance se renforce même, puisque 68% des entreprises la considèrent comme le facteur le plus important, contre la moitié l'an dernier. Ainsi, le contrôle des notes de frais est jugé prioritaire par 91% des sociétés interrogées, loin devant la sécurité des collaborateurs (46%) ou encore la prise en compte des émissions de CO2 (16%). 47% des entreprises déclarent avoir intégré des critères de développement durable dans leur politique de voyages mais seules 35%, selon American Express, ont mis en place des actions concrètes.

Par ailleurs, les entreprises affirment que leur politique de voyages est bien suivie, avec un taux supérieur à 70% pour 96% des sociétés interrogées. Près de 77% des entreprises déclarent avoir des processus de contrôle et de suivi des dépenses, un résultat en hausse par rapport à 2006 où elles n'étaient que 69%. Leurs méthodes favorites? Le contrôle a posteriori de type comptable (54% des sociétés interrogées), devant l'analyse et le suivi en continu via des tableaux de bord (33%). Les vérifications sont effectuées en majorité par les directions financières, au détriment des contrôleurs de gestion.

L'an dernier, American Express avait souligné «la percée» de la réservation en ligne. En 2007, 40% des entreprises utilisent des outils on Une et 75 % les considèrent comme un achat prioritaire. D'ailleurs, pour 65% des sociétés interrogées, la réservation en ligne est un moyen efficace pour faire respecter la politique voyages de l'entreprise. Elle permet également de gagner du temps et d'optimiser les coûts. L'ergonomie de l'interface et le contenu des offres, notamment pour les prix, sont les principaux critères d'achats des entreprises pour acquérir un logiciel de réservation ligne. «Mais deux facteurs-clés sont nécessaires pour passer avec succès au on line: l'implication du management, pour montrer l'exemple, et le bon accompagnement du changement, auprès des utilisateurs», précise Régis Chambert.

Toujours est-il que les entreprises françaises sont beaucoup moins nombreuses à avoir adopté un outil de réservation en ligne que leurs homologues étrangères. Selon American Express, 66% des grandes entreprises étrangères ont adopté un logiciel de réservation en ligne, contre 40% dans l'Hexagone (lire notre encadré ci-contre). «Les grands comptes français semblent plus préoccupés par les processus, comme les circuits de validation pour les déplacements ou le contrôle des notes de frais», observe Régis Chambert. Ainsi, 73% des entreprises tricolores ont acheté des études sur l'amélioration de leur stratégie d'achats de voyages, contre seulement 34% pour les entreprises étrangères.

Le développement durable, nouvelle priorité en 2008?

Concernant les perspectives pour 2008, les entreprises semblent plus sensibles à l'environnement. Un peu plus d'un quart d'entre elles déclarent avoir déjà changé leurs méthodes de travail, en utilisant davantage de systèmes téléphoniques et de vidéoconférences tandis que 24% font état de diverses mesures prises par rapport à leurs fournisseurs. «L'année 2008 révélera peut-être de nouvelles tendances ou actions menées par les entreprises pour préserver l'environnement, philosophe Régis Chambert.

Seuls les résultats du prochain Baromètre pourront le confirmer.» Près de 20% des sociétés interrogées déclarent en tout cas que leur budget voyages d'affaires va augmenter en 2008. «Comme cette année, le marché sera a priori tiré par les grandes entreprises. En effet, 25% d'entre elles envisagent d'attribuer un budget plus important à ce poste l'an prochain», prédit Régis Chambert. Selon American Express, d'une part, et les entreprises, d'autre part, la croissance du marché des voyages d'affaires en 2008 serait d'environ 2,8%, soit un volume d'affaires estimé à 27,1 milliards d'euros.

Régis Chambert, American Express Voyages d'Affaires

«En France, la croissance du marché des voyages d'affaires est tirée par les grandes entreprises.