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Le management de la relation fournisseur devient une priorité

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Selon le deuxième baromètre achats réalisé par CSC avec TNS Sofres, la fonction achats prend une place de plus en plus stratégique dans l'entreprise. Une tendance qui résulte notamment d'une refonte en profondeur de la relation avec les fournisseurs.

Près de 60 % des directions achats considèrent que leur priorité est désormais la santé de leurs fournisseurs, via une meilleure gestion des partenariats. C'est le principal enseignement du deuxième Baromètre de la fonction achats, réalisé par CSC avec TNS SofresMenée entre juin et juillet 2010, cette enquête est basée sur une analyse quantitative des tendances et perspectives fournies par 162 directeurs achats, effectuée auprès d'un échantillon représentatif de grandes entreprises européennes et nord-américaines dont la taille est supérieure à 1 000 salariés. Un constat qui détonne avec les tendances de 2009, où la réduction des coûts caracolait en tête de leurs préoccupations. « Le nombre de faillites record entre 2008 et 2009 explique notamment ce changement, analyse Stéphane Plovier, vice-président de la division Global business consulting de CSC. Désormais, l'objectif est de sécuriser les relations avec ses partenaires pour éviter les ruptures d'approvisionnement. » Ainsi, 60 % des entreprises interrogées estiment que la relation avec les fournisseurs connaît un véritable changement.

Un avis partagé par les responsables achats. Jacques Favre, directeur des opérations d'achats chez Michelin, estime ainsi que « la question de la relation fournisseur est au coeur de la création de valeur de demain ». Opinion similaire chez François Gautier, directeur du sourcing chez Alstom Transport: « Nous devons manager nos fournisseurs comme des clients internes. » Mais la réduction des coûts fgure encore parmi les priorités des directions achats, qui recourent à la mutualisation des moyens ou encore à l'externalisation des achats à faible valeur ajoutée.

@ Source : TNS / Sofres.

Industrialiser certaines tâches

Autre constat: les nouvelles technologies sont plébiscitées. L'intranet et les espaces communautaires recueillent ainsi 58 % des sufrages. Les directions achats souhaitent industrialiser certaines tâches comme la gestion des référentiels, les approvisionnements, le pilotage, ou encore la dématérialisation des factures, qui serait la priorité des entreprises européennes pour aider les acheteurs.

« Globalement, cette étude montre que la crise a constitué une opportunité pour les acheteurs. Ils ont pu gagner en performance tout en prenant davantage d'envergure en interne », estime Stéphane Plovier (CSC). Et pour cause. Depuis la récession, le périmètre d'intervention des fonctions achats semble s'être étendu puisqu'il couvre, pour les trois quarts des entreprises interrogées, 60 % des dépenses de l'entreprise. Une tendance positive qui pourrait favoriser la montée en puissance de pratiques achats sur le long terme, en rupture avec le cost killing traditionnel.

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Charles Cohen