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Le développement durable, source d'innovations

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Alors que les fabricants de systèmes informatiques et d'impression sont désormais obligés de respecter un certain nombre de normes écologiques internationales, le développement durable est, presque malgré lui, à l'origine d'innovations en tous genres. Revue de détail.

Longtemps montrés du doigt par les associations écologiques, les fabricants de systèmes d'impression et informatiques se sont aujourd'hui réorganisés pour limiter l'impact de leur activité sur l'environnement. «Nos usines sont conçues pour émettre le moins possible de CO2 et, parallèlement, nous compensons nos propres émissions en plantant des arbres», assure Carol Dufour, responsable communication en charge du développement durable chez Oki Printing Solutions. Même initiative chez Epson où le programme Vision 2050 du constructeur en matière de développement durable fixe plusieurs objectifs, parmi lesquels la réduction de près de 90% des émissions de CO2 des unités de production. Autre tendance: la taille des produits diminue. En misant sur des formats compacts, les fabricants cherchent à réduire les emballages et à optimiser les transports.

Les constructeurs ne s'arrêtent pas là et cherchent également à réduire les émissions de CO2 des produits tout au long de leur cycle de vie. «Le développement durable fait partie de notre ADN», affirme aujourd'hui Dominique Ortoli, responsable des programmes environnementaux chez Lexmark France. En 2007, le constructeur a demandé à un laboratoire extérieur d'analyser l'impact écologique de ses produits au cours de leur fabrication, distribution, utilisation et en fin de vie. «Nous avons été surpris par les résultats: l'impact majeur d'une imprimante intervient pendant la phase d'utilisation car il est dû pour une très large part à la consommation de papier», affirme-t-elle. Dans cette optique, la chasse au gaspillage est devenue un argument commercial chez de nombreux fabricants. Ainsi, concernant les systèmes d'impression, ces derniers prônent l'utilisation du recto verso, qui permet de réduire significativement la consommation de papier. Ils invitent également les utilisateurs à «imprimer juste», en privilégiant le mode d'impression «brouillon», moins gourmand en encre pour les impressions courantes, et à réserver la haute résolution aux documents importants. Lexmark propose même à ses clients un éco-simulateur, téléchargeable sur leur poste de travail, afin de visualiser l'impact de leur comportement en matière d'impression. Selon le nombre de pages imprimées par jour et les modes d'impression choisis, l'outil calcule les incidences de ces différentes tâches et en restitue le résultat de façon pédagogique, en les comparant à un nombre de kilomètres parcourus en voiture. Le fabricant va jusqu'à fournir des kits de conduite au changement pour insuffler de nouvelles pratiques dans les entreprises clientes.

Fujitsu
Un PC de bureau «0 watt»

Disponible dès cet été, le PC Esprimo P7935 0-Watt de Fujitsu Siemens Computer ne consomme pas d'énergie en veille prolongée. Ce produit répond ainsi aux exigences d'une nouvelle norme européenne, applicable en 2013, qui stipule que la consommation énergétique des ordinateurs en mode veille n'excède pas 0,5 watt. L'Esprimo P7935 présente d'autres atouts environnementaux: en fonctionnement, il est peu gourmand car il utilise une alimentation dont le rendement est de 89%, conformément à la norme Energy Star 5.0, applicable au 1er juillet 2009. En outre, il comprend une carte mère sans halogène, un dispositif d'allumage et d'extinction du moniteur, ainsi que des nouveaux chipsets et processeurs Intel plus économes que ceux des anciens modèles. Son prix n'a pas encore été communiqué.

Réduire la consommation d'énergie

Par ailleurs, les constructeurs multiplient les innovations pour rendre leurs produits plus performants sur le plan énergétique. La plupart des nouveaux appareils sont conformes aux labels indépendants Epeat Gold, Greenguard, Energy Star ou Blue Angel. Parmi les dernières innovations vertes figure celle de Samsung Electronics. En effet, ce dernier a lancé, en avril dernier, une série de disques durs pour ses PC de bureau et baptisée EcoGreen F2EG. Grâce à une nouvelle technologie, chaque plateau peut stocker jusqu'à 500 Go de données. Résultat: en réduisant le nombre de plateaux à trois, le disque dur consomme moins d'énergie. Quant à Dell, non seulement il a équipé ses appareils d'alimentations électriques plus performantes, mais il a paramétré ses ordinateurs afin que ces derniers puissent adapter leur consommation en fonction de la sollicitation du processeur et/ou du mode d'utilisation pour les portables. Les technologies utilisées s'appellent Dell EnergySmart pour les PC de bureau et Dell ControlPoint Power Manager pour les portables. Le fabricant, qui ambitionne d'être le plus vert de son marché, a d'ores et déjà réussi à réaliser 40% d'économies d'énergie en interne, ce qui représente 1,4 million d'euros par an. Aujourd'hui, il cherche à sensibiliser ses clients à ce thème. «Pour permettre aux utilisateurs d'éteindre leur ordinateur le soir, et donc pour réduire la consommation d'énergie, nous avons mis au point deux logiciels grâce auxquels le service informatique peut garder la main sur les ma chines via la carte réseau, restée allumée, et effectuer des mises à jour», explique Fabien Préhel, chef de produit chez Dell.

Acer
Un portable compact et économe en énergie

Design, compact et... peu gourmand en énergie. Le nouveau modèle d'Acer, l'Aspire 3935, comprend plusieurs fonctions d'économies d'énergie. Il est équipé de la touche Acer SmartPower, un interrupteur permettant de maîtriser la consommation de sa batterie huit cellules. Son autonomie est alors portée à huit heures d'utilisation. La dalle bénéficie d'une technologie de rétroéclairage sans mercure qui réduit la dépense d'énergie. Quant à la compacité du modèle, elle n'altère pas ses performances. L'Aspire 3935 intègre un processeur Intel Centrino 2 et le chipset Mobile Intel GM45 Express avec une carte graphique 3D. Une mémoire DDR3 à 1 066 MHz pouvant atteindre 4 Go multiplie par deux la vitesse de réponse du système. Son prix: à partir de 879 euros HT.

Prévoir le recyclage des produits

Les constructeurs sont également contraints par les réglementations. Ainsi, la directive européenne RoHS (Reduction of Hazardous Substances) les oblige à limiter le nombre de substances dangereuses. La directive WEEE (Waste Electrical and Electronic Equipment), pour sa part, leur impose de recycler leurs produits usagés afin de minimiser leur impact environnemental. Le recyclage des appareils du secteur est prévu dès leur conception. Chez Dell, par exemple, la quasi-totalité de l'offre d'ordinateurs de bureau et portables professionnels Epeat Gold est recyclable à près de 93%. Cependant, si les fabricants ont une obligation de recyclage, ils ne sont pas tenus d'assurer de collecte. Des entreprises se sont spécialisées dans la récupération et le traitement des déchets d'équipements électriques et électroniques (DEEE) et font le lien entre les entreprises utilisatrices et les constructeurs. Les appareils sont démontés, les métaux ferreux et non-ferreux, les plastiques ainsi que l'aluminium sont traités et réutilisés pour de nouvelles fabrications. «Qu'ils servent à produire des turbines à vent, des panneaux solaires, des bancs publics ou encore des bacs en plastique, l'objectif est de limiter au maximum la mise en décharge», témoigne ainsi Carol Dufour (Oki Printing Solutions). Les fabricants de solutions d'impression ont dû mettre en place une autre filière: celle de la collecte des consommables. Certains proposent la distribution d'étiquette «T» (port gratuit) pour encourager les utilisateurs à renvoyer les cartouches usagées dans une enveloppe. Les grands comptes bénéficient de services plus appropriés à leur consommation. Lexmark, par exemple, propose plusieurs solutions: la mise à disposition de conteneurs et leur enlèvement gratuit, la collecte par Conibi (un consortium industriel bureautique et informatique proposant un service de collecte multi-marques), ou encore la récupération via Collectors, un prestataire qui développe une gamme de boxs, bacs et bornes spécialement dédiées. Au total, selon Carol Dufour (Oki Printing Solutions), «les consommables récupérés sont recyclés à 95%. Le traitement le plus compliqué jusqu'à présent était celui des 5% de toner non utilisés et restant dans les cartouches. Mais nous voyons aujourd'hui poindre de nouvelles applications comme leur emploi dans la signalisation des routes ou la signalétique dans les centres commerciaux». Cerise sur le gâteau, un prototype de toner à base de particules biodégradables est actuellement en phase de test. Il devrait être commercialisé à partir de 2010 et présentera l'énorme avantage d'être neutre en matière d'émissions de carbone en fin de vie.

Xerox
Une gamme de multifonctions éco-conçue

La gamme WorkCentre 7400 est la toute première série de produits Xerox utilisant des plastiques fabriqués à partir de résidus organiques de maïs. Selon Xerox, l'utilisation de ce matériau écologique permet de réduire de 16% la quantité de CO2 émise au moment de sa fabrication par rapport à un équipement en plastique standard. Par ailleurs, sa consommation électrique en fonctionnement a été réduite de moitié par rapport aux standards du marché. Conformes aux normes Energy Star et Blue Angel, les systèmes garantissent, en outre, une utilisation responsable de l'énergie, que ce soit en mode actif ou veille (inférieure à 2 watts). La gamme WorkCentre 7400 est composée de trois modèles (7425, 7428 et 7435) pouvant imprimer, aussi bien en couleur qu'en noir et blanc, jusqu'à 35 pages par minute. Prix: à partir de 7 090 euros HT.

Lexmark
Un système d'impression complet et économique

Ecran tactile personnalisable, modem fax, connexion wi-fi , options d'alimentation papier et mémoire supplémentaire, disque dur de 80 Go: la nouvelle multifonction X 460 de Lexmark présente de nombreux avantages. Pour réaliser des économies, elle est équipée de l'impression et de la numérisation recto verso en standard, d'un mode «éco» pour consommer moins d'encre et d'un mode silencieux pour limiter les nuisances sonores. Par ailleurs, la technologie utilisée de four instantané réduit la consommation d'énergie. Enfin, la gamme X 460 utilise des cartouches d'une grande capacité, qui peuvent imprimer jusqu'à 15 000 pages. Elle intègre la fonction myMFP pour que chaque utilisateur puisse sauvegarder ses propres paramètres via une clé USB et ainsi gagner du temps. L'appareil affiche une vitesse d'impression pouvant atteindre 38 pages par minute. Son prix: à partir de 1 162 euros HT.