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La résistance au changement made in France

Publié le par

@ Arnaud Olszak

Près de 65% des entreprises américaines et européennes ont engagé un programme de réduction des coûts sur les douze derniers mois. Les résultats de l'enquête de Celerant Consulting et The Economist Intelligence UnitEnquête réalisée en août 2009 auprès de 561 cadres dirigeants aux Etats Unis et en Europe. confirment que 2009 est bien l'année des achats. Une large majorité des cadres dirigeants considèrent d'ailleurs que leur entreprise a plutôt bien, voire très bien, réagi face à la crise, période propice selon eux pour engager des changements radicaux. Cela dit, en France, on n'aime guère le changement et cette étude tend à le confirmer. La crise y est moins perçue par les cadres dirigeants comme une opportunité pour mener des réformes, et notamment des programmes de réduction des coûts (56%, soit 9 points de moins que dans le reste du monde). Une minorité - et la France est le seul pays dans ce cas - estime que la période actuelle permet de définir des axes d'amélioration en interne, contre 65% aux Etats-Unis. Enfin, seuls 23% pensent que les programmes engagés sont en passe de réussir, soit trois fois moins que leurs homologues allemands. Un motif de satisfaction toutefois: dans tous les pays, la profitabilité et les gains générés sont les premiers critères de mesure du succès de ces programmes. Mais là encore la France se distingue: pour ses cadres, la satisfaction du client (interne et externe) arrive en troisième position. Les cadres étrangers préfèrent évaluer les changements de comportement chez leurs collaborateurs. Question de priorité.

«Contrairement à leurs homologues étrangers, les cadres dirigeants français ont du mal à percevoir la crise comme une opportunité pour mener des réformes, et notamment des programmes de réduction des coûts.»

Sébastien de Boisfleury, rédacteur en chef