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La construction du grand stade de Lille revient à Eiffage

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La communauté urbaine de Lille a choisi Eiffage pour bâtir son nouveau stade de 50000 places. Le projet Norpac, pourtant moins-disant de 108 millions d euros, n'a pas été retenu.

«L e beau l'a emporté sur le raisonnable.» Voilà comment la présidente de la commission Grand Stade de la communauté urbaine de Lille (LMCU), Michelle Demessine (PSmajorité), a résumé le choix du partenaire privé pour la construction du grand stade. Le groupe Eiffage a en effet remporté, début février, le contrat de partenariat public privé (PPP), au détriment du projet Norpac. Le consortium, où figurait Bouygues, était pourtant moins disant de 108 millions d'euros. La contribution annuelle de la communauté urbaine de Lille métropole aurait atteint 10,7 millions d'euros sur 31 ans avec Norpac, contre 14,2 millions d'euros avec Eiffage. C'est la première fois qu'un PPP est utilisé pour la construction d'un stade en France.

Maquette du projet d'Eiffage: 50 000 places assises, un toit rétractable et une pelouse en partie amovible.

@ MAX LEROUGE/LMCU

Maquette du projet d'Eiffage: 50 000 places assises, un toit rétractable et une pelouse en partie amovible.

Le choix d'Eiffage a été entériné à une large majorité (82% des suffrages). «C'est une décision de vision, et pas seulement de gestion» a déclaré la maire sortante de Lille, Martine Aubry (PS). Le futur stade sera ceint d'une coque arrondie de 31 mètres de haut et pourra accueillir plus de 50000 spectateurs en toutes circonstances, grâce à un toit mobile. La pelouse sera rétractable pour découvrir une piste destinée aux spectacles, avec des gradins supplémentaires. De plus, deux éoliennes et une installation photovoltaïque de 200 m2 permettront d'économiser 727 MW d'énergie primaire. La décision de Lille Métropole ne clôt toutefois pas définitivement le dossier. D'abord, la signature du contrat ouvre une période d'ajustement entre la LMCU et Eiffage. Ensuite, cette délibération surprise laisse deux mois à Norpac pour formuler un recours devant le juge administratif.

Mot clés : euro |

Florent MAILLET