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L'utilisation des logiciels e-achats se démocratise

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L'éditeur Oalia vient de publier les résultats de son étude 2007 sur l'utilisation des outils e-achats dans les entreprises. Si les solutions répondent mieux aux besoins des acheteurs, la durée des implémentations est, en revanche, jugée trop longue.

Les tableurs traditionnels vont-ils être définitivement supplantés par les logiciels achats? Oui, si l'on en croit les résultats de la deuxième édition d'une enquête réalisée par l'éditeur de logiciels Oalia auprès de 135 directeurs et responsables achats. Ainsi, près de 69% des personnes interrogées utilisent un logiciel de gestion des demandes d'achats. Les autres progiciels les plus utilisés concernent la gestion des bases fournisseurs (par 63% des personnes interrogées) et la gestion des appels d'offres (54%). En revanche, les logiciels qui permettent de générer des tableaux de bord achats (43%) et ceux de gestion des contrats (34%) ne rencontrent pas le même succès. Dans la majorité des cas (63%), il s'agit de logiciels commercialisés sur le marché et non d'applications développées en interne. Enfin, le mode hébergement reste majoritaire {55%), mais l'ASP se développe (26%).

Comme l'an dernier, les directeurs et responsables achats se déclarent plutôt satisfaits de leurs différents logiciels (voir notre tableau), d'autant que ces derniers semblent enfin répondre à leurs attentes: 48% estiment que les logiciels couvrent globalement leurs besoins, alors qu'ils n'étaient que 1 9% en 2006. «Les acheteurs ont désormais une certaine expérience des outils achats, explique Eric de Carpentries, p-dg d'Oalia. La couverture fonctionnelle des logiciels est mieux appréhendée.» L'éditeur note toutefois que les outils achats utilisés aujourd'hui ne répondent totalement aux besoins des personnes interrogées que dans 7 % des cas (contre 5% en 2006). En tout état de cause, 71% des répondants estiment qu'ils leur ont permis de gagner du temps. «Un argument précieux pour justifier le ROI», précise Eric de Carpentries.

La simplicité d'utilisation avant tout

En revanche, certaines statistiques ne changent pas d'une année à l'autre. Ainsi, il semble toujours aussi difficile d'intégrer ces logiciels aux processus achats de l'entreprise. Environ 36% des personnes interrogées estiment l'adoption d'outils e-achats comme moyennement aisée et 29% plutôt difficile. Pour remédier à ce problème, une entreprise sur deux a fait appel à un intégrateur, un cabinet de conseil ou une SSII. «Les entreprises sous-estiment encore la complexité des projets», souligne Eric de Carpentries. Alors qu'une majorité des acheteurs interrogés (71%) souhaiteraient pouvoir implémenter un logiciel e-achats en moins de six mois, la durée de la phase projet s'avère souvent supérieure à un an (dans 36% des cas, contre seulement 16% en moins de six mois).

@ Etude Outils d'e-achats 2007

Côté bonnes nouvelles, les directions achats gardent la main sur ce type de projet, dans 48% des cas. La direction générale de l'entreprise (36%) et la DSI (26%) sont plus en retrait. Le principal critère d'achat d'un logiciel reste la simplicité d'utilisation (51% des personnes interrogées), devant la pérennité de la solution (37%) et le coût de l'implémentation (11%). «L'ordre des critères m'a surpris, intervient Eric de Carpentries. Les entreprises nous interrogent davantage sur la couverture fonctionnelle de l'outil plutôt que sur sa simplicité d'utilisation.» La pratique montre pourtant que l'interface de ces logiciels n'est pas toujours ergonomique.

Eric de Carpentries, Oalia

«Les entreprises sous-estiment encore la complexité des projets»