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L'exception culturelle française

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Si la réduction des coûts est la première priorité des achats en temps de crise, elle est loin d'être la seule. Une majorité de directeurs achats est aujourd'hui à la recherche de moyens pour mettre en oeuvre plus rapidement leurs stratégies. C'est ce que révèle une étude menée par le cabinet Loudhouse pour BravoSolution. menée auprès de 400 directeurs achats dans le monde, entre février et mars 2009. Cela dit, les priorités ne sont pas les mêmes selon les pays, tout particulièrement en France où la consolidation des données achats arrive en seconde position: qui achète quoi et pour combien? Cette différence rappelle que la maturité des organisations françaises accuse toujours un certain retard, notamment vis-à-vis des pays anglo-saxons. Un retard particulièrement criant en cette période.

@ ARNAUD OLSZAK

Seules 35% des directions achats françaises estiment bénéficier d'une position plus forte lors des négociations du fait de la crise, contre 51% en moyenne dans les autres pays.

Ainsi, aux Etats-Unis ou au Royaume-Uni, la crise est vécue comme une opportunité pour revoir les contrats existants ou accroître la pression sur les fournisseurs. En France, les directions achats sont beaucoup plus précautionneuses. Seules 35% d'entre elles estiment bénéficier d'une position plus forte lors des négociations, Faut-il y voir une meilleure prise en compte du risque fournisseurs? Sans doute pas. Les directions achats étrangères se déclarent tout autant préoccupées par la solvabilité de leurs prestataires. En réalité, certains mots font peur. Les directeurs achats français préfèrent parler «d'amélioration de la performance fournisseurs» plutôt que de «négociation». Mais, dans les faits, cela ne revient-il pas au même?

Par Sébastien de Boisfleury, rédacteur en chef