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L'acheteur, un stratège doublé d'un équilibriste

Publié le par

@ THOMAS KOLLER

Rupture de la supply chain, variabilité des marges liée à la volatilité des cours des matières premières, suivi des collaborateurs à l'étranger ou cartographie des risques informatiques, les chausse-trapes auxquelles l'acheteur doit faire face sont légions. A l'heure où les fortunes et les destins se font et se défont l'espace d'un tweet ou d'un clic de souris, à l'échelle planétaire, la connaissance des risques auxquels l'entreprise et ses collaborateurs sont exposés dans tous les aspects de son activité, est un atout de taille.

Gérer le risque, qu'il soit d'ordre géo politique, financier, humain ou immatériel, c'est finalement connaître intimement les forces et les faiblesses de son entreprise, savoir où sont ses points vitaux. Et c'est aussi savoir quelles méthodes et quels outils mettre en place pour pallier les aléas que cet ennemi aux contours flous fait courir au quotidien à la bonne marche des processus métier de vos clients.

Gérer le risque, c'est le gérer comme un tout sur sa durée de vie en déployant une approche holistique à l'échelle locale, nationale et internationale qui intègre toutes les parties prenantes. Cette approche exige des acheteurs d'analyser des données de terrain contrôlées et recoupées mais aussi d'imaginer le coup d'après, celui qui contribuera à la pérennité des activités de ses clients internes.

Savoir anticiper et penser hors des sentiers battus, c'est finalement la vraie richesse que l'acheteur se doit de cultiver au quotidien. Pour faire la différence, quitte à passer pour un empêcheur de tourner en rond.

Et comme disait le poète, « impose ta chance, serre ton bonheur et va vers ton risque. A te regarder, ils s 'habitueront. »

Emmanuelle Serrano, rédactrice en chef