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L'Ugap développe son offre de services

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La centrale d'achat a organisé, le 12 mai dernier, sa troisième rencontre fournisseurs pour présenter comment elle entend appréhender les grandes évolutions de l'achat public.

«L'achat public bouge et l'Ugap ne peut pas rester immobile.» Voilà le message que le président de l'Ugap, Alain Borowski, a délivré aux 700 entreprises assistant à la troisième rencontre fournisseurs, le 12 mai dernier à Paris. La matinée étant placée sous le thème des «Enjeux de l'achat public», plusieurs tables rondes et les témoignages de grandes entités (Service des achats de l'Etat, Ville de Lyon...) ont résumé les évolutions de la profession: mutualisation des achats, professionnalisation, externalisation, développement des achats de services... Autant de domaines dans lesquels la centrale d'achat a souhaité affirmer ses atouts. Et, à en croire Alain Borow ski, l'Ugap n'en manque pas, même si les chantiers sont nombreux au vu de son envergure de généraliste de l'achat public (1,15 milliard d'euros de commandes enregistrées en 2008).

Au niveau de son offre, d'abord, l'établissement public avance à grands pas vers l'achat de services: «Chez nos clients, il se substitue peu à peu à l achat de produits», analyse le président de l'Ugap. La gestion complète de flottes automobiles ainsi que la gestion documentaire sont les deux exemples les plus emblématiques de ce mouvement. Ensuite, le développement de l'Ugap implique un renforcement du contrôle qualité, notamment pour les marchés nécessitant un suivi scrupuleux de leur exécution, à l'image du déménagement ou du nettoyage. «C'est sur ce point que nos clients, les pouvoirs adjudicateurs, doivent bénéficier d'une plus-value en recourant à VUgap, analyse Valérie Terrisse, la directrice des achats de l'établissement. Ils sont demandeurs. En effet, ils n ont souvent ni le temps ni les moyens d'effectuer eux-mêmes le suivi et de s'assurer du respect des engagements du fournisseur.»

Quatorze «qualiticiens»

Ce contrôle qualité emprunte deux axes. Le premier est interne, avec une équipe renforcée de 14 «qualiticiens», présents dans les sept agences régionales de l'établissement. Le second est externe, avec le recours à des cabinets d'audits spécialisés selon les segments d'achats, quatre «familles» étant principalement concernées (l'informatique, le mobilier et l'équipement général, les prestations de déménagement et le papier de reprographie). Pour le papier, Alain Borowski a donné l'exemple de la mission d'audit confiée au centre technique du papier pour vérifier que le produit livré dans les ministères - qui s'approvisionnent auprès de l'Ugap via un accord-cadre - répond strictement aux critères environnementaux du cahier des charges. «De manière générale, le plus compliqué n'est pas de signer un bon contrat mais d'en assurer l'exécution dans le temps», rappelle Valérie Terrisse.

@ REMY LECOURIEUX

Alain Borowski (Ugap):

«Chez nos clients, l'achat de services se substitue peu à peu à l'achat de produits.»