L'Elysée améliore la gestion de ses services internes

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Rendu public le 13 juillet dernier, le rapport de la Cour des comptes sur la gestion des services de la présidence de la République est plutôt positif. Mais des économies sont encore réalisables.

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De réelles améliorations dans la gestion des services», tel est le constat plutôt positif de la Cour des comptes dans son rapport rendu public le 13 juillet dernier sur le contrôle des comptes et de la gestion des services de la présidence de la République. «Des avancées notables ont été réalisées en termes de commandes publiques et de mise en concurrence», souligne la Cour qui donne plusieurs exemples. Un appel d'offres lancé auprès des traiteurs a permis de réduire de près de 30 % le coût de la «garden party» du 14 juillet 2009. La mise en concurrence des fournisseurs de produits alimentaires pour la restauration a dégagé des remises globales de l'ordre de 10 %. Un appel public auprès des prestataires d'études et de sondages a également fait baisser les dépenses consacrées à ce poste de 45 % en 2009. «Des progrès sensibles ont été réalisés concernant la gestion du patrimoine mobilier et la gestion immobilière», indique également l'institution.

Cependant, la Cour des comptes note que «des économies peuvent être dégagées», principalement dans deux domaines : la restauration et les déplacements présidentiels. En 2009, ces derniers ont coûté 19,7 millions d'euros, soit 18 % du budget de la présidence. «Des économies substantielles pourraient être réalisées dans la préparation des voyages, dont les délégations nombreuses et les frais afférents occasionnent des coûts non négligeables», préconise la Cour.

Quelques pistes d'amélioration

L'institution estime que la désignation d'une autorité coordinatrice des voyages officiels pourrait éviter des dépenses dont la nécessité n'est pas toujours avérée. Elle cite l'exemple d'une salle de presse aménagée pour le président de la République au cours du G20 de Pittsburgh en septembre 2009 qui a coûté près de 25 000 euros. La médiatisation des voyages présidentiels est d'ailleurs dans la ligne de mire en raison des hausses des coûts en la matière : plus d'un million d'euros en 2009, contre 465000 euros en 2008... Autre «dérive» : le coût moyen des plateaux-repas servis en avion, passé de 120 à 160 euros par tête entre 2008 et 2009.

Concernant la restauration, la Cour des comptes est moins loquace. Elle note que les deux branches du service, «restauration administrative» et «table du Palais», représentent une lourde charge pour le budget de l'Elysée «qu'il conviendrait de réduire, tant en termes de charges de personnel que de coûts des denrées alimentaires». Elle préconise une réduction des effectifs de restauration de 10 % sur trois ans et le lancement régulier d'appels d'offres pour restreindre les dépenses de denrées alimentaires.

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Un budget jugé équilibré

Concernant le budget de l'Elysée, la Cour des comptes dresse un bilan positif. Qualifié d'« équilibré dans son exécution, il témoigne d'une gestion soucieuse du bon emploi des deniers publics ». La Cour fait remarquer que le budget voté et exécuté « consolide désormais toutes les dépenses de services et donne une image complète de ses activités ». Le budget 2009 de l'Elysée s'est ainsi élevé à environ 1 12 millions d'euros, un niveau inférieur à celui prévu par la loi de finances (solde excédentaire de 222536 euros, NDLR).

Sébastien de Boisfleury

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