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Espaces verts: exigez un label qualité

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Afin de soigner leur image et améliorer le bien-être de leurs collaborateurs, de nombreuses entreprises conçoivent ou aménagent leurs espaces verts. Pour l'entretien des pelouses, des arbres et des fleurs, elles font de plus en plus appel à des sociétés spécialisées dans l'aménagement paysager.

Le groupe PSA a choisi Les Jardins de Gally pour L'entretien de ses espaces verts extérieurs.

@ JARDINS DE GALLY

Le groupe PSA a choisi Les Jardins de Gally pour L'entretien de ses espaces verts extérieurs.

EADS, PSA, McDonald's France... ces grandes entreprises font appel à des prestataires extérieurs pour entretenir leurs espaces verts. En effet, plutôt que de conserver en interne ce service bien éloigné de leur coeur de métier, elles confient l'entretien régulier de leurs pelouses, haies, plantes, arbres et autres fleurs à des sociétés spécialisées dans l'aménagement paysager. L'Union nationale des entrepreneurs du paysage (Unep) recense près de 14000 sociétés travaillant dans ce secteur, pour un chiffre d'affaires de 4,3 milliards d'euros en 2007, les activités d'entretien de jardins et d'espaces verts (1,26 milliard d'euros) représentant plus des trois quarts du chiffre d'affaires global. Et parmi ces spécialistes, près de 90% comptent moins de dix salariés.

Pour aider les acheteurs à choisir un prestataire parmi cette multitude d'entreprises, l'Unep et les syndicats associés ont mis en place, en 1970, un organisme de qualification. Son nom: QualiPaysage. Décerné sous la tutelle du ministère de l'Agriculture, son label éponyme fait aujourd'hui office de référence. «Ce titre garantit un chiffre d'affaires moyen réalisé par le prestataire sur les trois dernières années, des références clients valables, un personnel qualifié et du matériel adapté pour réaliser les travaux dans son domaine d'activité», précise Emmanuel Mony, président de l'Unep et p-dg de Tarvel. Environ un millier d'entreprises spécialisées, parmi lesquelles Jardins de Gally, Vertdéco, Tarvel, Voisin Parcs et Jardins ou Villien Entreprise, sont qualifiées. Elles sont recensées dans un annuaire consultable sur le site internet www.qualipaysage.org.

Plus d'infos sur le sujet sur www.decision-achats.fr

Il existe ainsi plusieurs nomenclatures correspondant a trois grands domaines d'activité: la création, l'entretien et l'habilitation. Attention, un prestataire peut être reconnu dans un domaine mais pas dans un autre. Il est donc important de vérifier que celui-ci détient bien la qualification attendue. Ainsi, pour une prestation d'élagage, il est préférable de faire appel à une société bénéficiant du titre E140. Celui-ci atteste que le prestataire effectue tous les travaux d'élagage courant des arbres, y compris l'abattage et l'essouchement, selon les règles professionnelles de l'arboriculture. Ce critère constitue également la preuve que l'entreprise dispose d'au moins une personne titulaire du brevet de secouriste SSTA (sauveteur secouriste travaux agricoles), ou que celle-ci a participé à une formation sécurité élagage. Autre exemple: dans le cadre d'application de produits phytosanitaires, il vaut mieux solliciter une société ayant le critère El 60 (contenance de la cuve pouvant être inférieure à 100 litres pour les pulvérisateurs) ou El 61 (contenance supérieure à 5 000 litres). Le prestataire devra également fournir une attestation d'assurance spécifique responsabilité civile atteinte à l'environnement par pollution.

La profession s'est également dotée, en 1997, de Qualicert, une certification de services officielle délivrée par le groupe SGS. Elle garantit aux donneurs d'ordres que le prestataire s'engage à respecter les devis et les délais, à garantir la compétence du personnel, le suivi et la propreté des chantiers, etc.

Emmanuel Mony, Unep

«Qualipaysage garantit que le prestataire emploie un personnel qualifié et du matériel adapté.»

Bien cerner son besoin

Comme pour toute prestation externalisée, l'entreprise doit bien cerner ses besoins, «car l'approche technique du prestataire variera selon la nature des espaces verts à entretenir _», rappelle Jean-François Augu, directeur d'exploitation pour le secteur jardins espaces verts au sein des Jardins de Gally. Selon Olivier Bedouelle, directeur général de Vertdéco, le donneur d'ordres doit, par exemple, savoir si telle plante va nécessiter un entretien courant ou non. C'est pourquoi, lors de l'achat de végétaux, il est recommandé de visiter des pépinières et des serres de production afin d'avoir une bonne connaissance des produits et des conditions de culture (période de floraison, végétaux caduques ou persistants...). Pour les entreprises ayant des espaces verts importants à arroser, mieux vaut mettre en place un système d'arrosage automatique. Les tuyaux, s'ils sont enterrés, doivent résister au gel et avoir un diamètre d'au moins 19 mm. Il existe deux types d'arroseurs: les aspergeurs simples et les turbos aspergeurs. La première catégorie doit être utilisée pour une surface d'un rayon maximal de quatre mètres (environ 20 à 50 m2) alors qu'un turbo aspergeur peut envoyer l'eau dans un rayon de 11 mètres.

Les différentes prestations doivent, bien évidemment, figurer dans le contrat d'entretien. Ce dernier doit prendre en compte le nombre de plantes, de fleurs ou d'arbustes, les difficultés d'accès, les éventuels problèmes de stockage des outils et produits pour l'entretien, les modifications de paysage des espaces verts de l'entreprise, le type de matériel et les véhicules qui vont être utilisés notamment pour l'enlèvement des déchets ainsi que le nombre de jardiniers et le temps passé. Côté tarifs, le coût horaire d'un jardinier varie entre 45 et 55 euros HT. Un contrat d'entretien pour un espace paysager de 50 m2 est facturé, en fonction de sa typologie (pelouse, arbres...), entre 800 et 2 500 euros HT par an. Une prestation peu onéreuse pour embellir votre entreprise.

Didier Clément, adjoint au chef des services généraux de l'Inria

Didier Clément, adjoint au chef des services généraux de l'Inria

Témoignage

«Nous avons privilégié la réactivité et la souplesse»


L'unité de recherche de l'Institut national de recherche en informatique et en automatique (Inria), située à Rocquencourt, dispose d'un domaine de 12 hectares. Ce grand terrain comprend 47000 m2 de pelouse, 1200 m de haies, 1600 m de clôtures, de nombreux arbres et arbustes ainsi que diverses plantations. En 2007, l'Inria a lancé un appel d'offres pour confier l'entretien de ses espaces verts à un entrepreneur du paysage unique pour une période d'un an, renouvelable trois fois. Sur les neuf candidatures reçues, l'Inria a retenu celle des Jardins de Gally. Parmi les critères de sélection, figuraient la réactivité et la souplesse. «Nous souhaitions travailler avec une entreprise capable de mettre rapidement à notre disposition les équipes et le matériel nécessaires pour répondre à nos besoins en termes de nettoyage de caniveaux, ramassages de feuilles, bêchage, taille des haies, traitement phytosanitaire ou de fleurissement des jardinières», précise Didier Clément, adjoint au chef des services généraux de l'Inria. Ce dernier a également demandé, lors de la sélection, aux prestataires de fournir des informations d'ordre administratif telles que le chiffre d'affaires, l'effectif global et les réalisations effectuées sur les trois dernières années. Autres documents demandés: le certificat de qualification Qualipaysage et les fiches techniques attestant que les produits utilisés sont recyclables, biodégradables et non polluants.


L'organisation


Inria
ACTIVITE
Institut national de recherche spécialisé en informatique et en automatique
BUDGET ANNUEL 2007
34,9 millions d'euros
EFFECTIF (ROCQUENCOURT - 78)
750 personnes
VOLUME D'ACHATS 2007
8,12 millions d'euros HT

Nathalie COSTA