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Des politiques voyages davantage structurées

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Si les entreprises ont tiré des leçons de la crise en restant vigilantes à court terme par rapport au coût de leurs déplacements, elles veillent toutefois à miser sur des stratégies d'optimisation à long terme, en s'appuyant sur l'expertise de leur agence, selon le dernier baromètre American Express.

Pour optimiser leur budget voyages, les entreprises privilégient aujourd'hui des stratégies à moyen et à long terme plutôt que des économies immédiates. Tel est l'un des enseignements du dernier baromètre American Express Voyages d'AffairesEnquête réalisée par le cabinet Concomitance auprès de 296 entreprises européennes, au mois de septembre 2010. dont les principaux résultats ont été dévoilés le 15 novembre. « Les donneurs d'ordres cherchent à optimiser la collaboration avec leurs partenaires plutôt que de miser sur la politique du «best buy», c'est-à-dire la recherche du meilleur tarif au détriment des référencements fournisseurs déjà établis », explique Eric Audoin, vice-président et directeur général d American Express Voyages d'Affaires (Amex). Un résultat significatif puisque, lors du précédent baromètre, les comportements dits «opportunistes» arrivaient en tête des priorités des entreprises.

Améliorer les pratiques achats

Ainsi, près d'une entreprise sur deux (44 %) mesure désormais la performance de son agence de voyages (+ 20 points par rapport à 2009). Autre attente: le diagnostic et l'amélioration de la démarche achats. « Nous nous appuyons de plus en plus sur l'expertise et les conseils de notre agence de voyages, confie Christian Galichon, directeur achats de Vallourec, témoin de l'enquête. Mais surtout, nous envisageons de mettre en place un audit afin de dégager les différentes pistes d'optimisation sur ce poste de dépenses, à travers, notamment, le recours aux nouveaux services proposés par notre agence. » Une démarche qui se retrouve visiblement chez de nombreux donneurs d'ordres. « Les entreprises veulent de plus en plus évaluer le retour sur investissement d'un voyage, explique Eric Audoin (Amex). C'est un chantier sur lequel nous sommes en train de plancher actuellement, afin que notre valeur ajoutée ne porte pas uniquement sur la maîtrise du coût des déplacements professionnels, mais également sur l'analyse des gains qu ils peuvent générer. »

Comme lors des années précédentes, le baromètre constate une généralisation des mesures de contrôle des dépenses voyages. Alors que 93 % des entreprises déclarent disposer d'une politique unique concernant les voyages, elles sont autant à avoir mis en place des procédures de suivi et de contrôle de ces budgets. « Les entreprises ont tiré des leçons de la crise, en restant vigilantes au niveau du coût de leurs déplacements », rappelle Eric Audoin (Amex). Dans une logique de prudence, elles veillent notamment à contrôler les frais annexes, qui interviennent souvent après la réservation (changement de billets à la dernière minute, choix d'une place près d'un hublot, etc.) Source de revenus non négligeables pour les compagnies, ces prestations complémentaires auraient gonflé le budget voyage des entreprises de 3 % à 5 %, toujours selon le baromètre.

Eric Audoin, American Express Voyages d'Affaires

«Les entreprises souhaitent évaluer davantage le retour sur investissement d'un voyage.»

zoom. Des budgets plutôt stables en 20 11

Selon le baromètre American Express Voyages d'Affaires (cf. ci-contre), 34 % des entreprises européennes (dont 50 % allemandes et scandinaves, 4-1 % belges, 38 % britanniques, 24 % françaises, et 13 % espagnoles) envisagent une hausse de 3 % de leur budget voyages. Si, comme en 2009, ce sont les grands comptes (61 %) qu prévoient d'augmenter le poste déplacements, ils restent avant tout motivés par le développement de leur activité à l'international. Cette hausse conduirait à une augmentation des tarifs en Europe, tant pour l'aérien que pour l'hôtelier.