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Dématérialisation: un groupe d'étude des marchés pour y voir plus clair

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A peine 3% des réponses aux marchés publics se font par voie électronique. Un groupe d'étude des marchés (GEM) doit apporter des conseils aux acheteurs, fournisseurs et éditeurs.

Malgré des objectifs ambitieux de 50% de réponses électroniques aux marchés publics en 2010, la dématérialisation patine. En France, à peine plus de 3% des marchés en font l'objet, selon les estimations des différents acteurs (éditeurs, acheteurs...). Plusieurs études récentes soulignent d'ailleurs les nombreuses insufisances en la matière: méconnaissance des acheteurs, faible motivation et crainte de pertes de données côté fournisseurs, difficultés techniques rencontrées sur les plateformes de dématérialisation... L'Observatoire économique des achats publics (OEAP) a réagi en annonçant, enfin d'année, la création d'un groupe d'étude des marchés (GEM) sur le sujet. Celui-ci s'est réuni pour la première fois début mars. Son but, selon l'OEAP, est «d'accélérer le passage à la dématérialisation en rendant plus facile et plus sûre sa mise en oeuvre». Il est présidé par Christophe Alviset, sous-directeur de l'informatique de la Direction des personnels et de l'adaptation de l'environnement professionnel, qui relève du ministère de l'Economie et des Finances (Minefe). Le GEM réunit également des représentants des éditeurs, des collectivités locales et des entités adjudicatrices, ainsi que le Service achats de l'Etat (ex-Agence centrale des achats), la Direction générale de la modernisation de l'Etat et les Journaux ofciels.

@ FOTOLIA/KTSDESIGN/LD

Jusqu'à présent, acheteurs, éditeurs et fournisseurs disposaient des données juridiques du vade-mecum établi par la direction des affaires juridiques du Minefe. Désormais, ils bénéficient également de conseils, davantage orientés vers la pratique. Le groupe d'étude des marchés fournira ainsi aux acheteurs des critères d'évaluation leur permettant de faire un choix éclairé en ce qui concerne leur plateforme de dématérialisation, où de très nombreux acteurs sont encore présents. Un véritable «guide des bonnes pratiques» destiné aux acheteurs, mais aussi à l'ensemble des utilisateurs des plateformes de marchés publics.