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Ce n'est pas toujours la faute des acheteurs !

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Seules 32 % des entreprises françaises payent leurs fournisseurs dans les délais. Et les retards de paiement, pour leur part, sont de 12 jours en moyenne. Des chiffres pour le moins inquiétants, révélés par la dernière enquête trimestrielle d'Altares sur le sujet. Les conséquences des retards de paiement sont connues de tous : une trésorerie fragilisée, surtout chez les PME, avec des risques de redressement, puis de liquidations judiciaires. Mais avant d'arriver à ce stade ultime, on parle peu de la dégradation de la qualité des prestations qui découle directement de ces retards récurrents. Et alors qu'elle n'y peut rien, la direction achats sert souvent de bouc émissaire : «Si la qualité de la prestation s'est dégradée, c'est à cause des acheteurs qui ont trop tiré sur les coûts», entend-on souvent. Dans ce contexte, la limitation des délais de paiement prévue par la loi de modernisation de l'économie n'était-elle pas une fausse bonne idée ? Une récente enquête du cabinet de conseil Lowendal Masaï a mis les pieds dans le plat et conclu que la mise en place de la LME a davantage contribué à dégrader la trésorerie des entreprises plutôt que l'inverse.

Pour certains, il appartient aux acheteurs de veiller au bon règlement des fournisseurs. Pour d'autres, ce travail est du ressort des opérationnels, en lien avec la comptabilité. Peut-être l'origine du problème est-elle ailleurs... La plupart des commerciaux sont incentivés sur leur capacité à générer du chiffre d'affaires. Mais combien de systèmes de motivation prennent en compte la qualité de paiement d'un client ? Sans doute pas assez.

@ ARNAUD OLSZAK

« Pour certains, il appartient aux acheteurs de veiller au bon règlement des fournisseurs. Pour d'autres, ce travail est du ressort des opérationnels, en lien avec la comptabilité. Peut-être l'origine du problème est-elle ailleurs...»