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Assurance: comment réduire les coûts

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L'entreprise doit faire face à deux problématiques: maîtriser les risques inhérents à la gestion de sa flotte automobile et en transférer certains à une compagnie d'assurances. Elle doit alors considérer ce poste de charges comme un coût classique et chercher à l'optimiser.

 

@ Fotolia

Réalisé en collaboration avec Philippe Croci du cabinet Philippe Croci Consultant.

Philippe Croci Consultant est un cabinet conseil en gestion des risques d'entreprises et organisation Spécialiste de la gestion de flux, notamment pour la flotte de véhicules, il intervient également dans la prévention du risque routier.
www.gestiondesrisques.com

La théorie

 

La maîtrise des risques est incontournable, en particulier dans le domaine de la gestion de flotte. L'entreprise doit assumer, autrement dit «assurer», elle-même son activité jusqu'à un seuil, appelé «auto assurance», au-delà duquel le risque financier est trop important car il mettrait en péril sa santé financière. Dès lors, elle doit transférer tout ou partie de la prise en charge de ce risque à une compagnie d'assurances.

Et pourtant, dans les faits, beaucoup de dirigeants pensent que plus leur entreprise est assurée, meilleure est sa situation. C'est un mauvais réflexe, car l'assureur est un acteur économique comme les autres. La prime qu'il perçoit couvre l'aléa mais également ses frais de gestion, sa réassurance et sa rentabilité. Le principe de rémunération des intermédiaires d'assurance, basé sur un pourcentage de la prime, n'arrange rien. L'Etat, quant à lui, n'est pas en reste: il perçoit des taxes non récupérables. On considère ainsi que 1 Euros de sinistre génère 0,5 à 1 Euros de coûts annexes qui peuvent être optimisés. Concernant la gestion de flotte proprement dite, certaines actions permettent de limiter directement le risque automobile, par exemple identifier les récurrences (comme les chauffeurs négligents) et les comportements à risque (le fort kilométrage parcouru justifie-t-il une accidentologie plus élevée ?), ou bien encore former le personnel.

Les points-clés

Comprendre et lire le contrat d'assurance! La survie de l'activité de l'entreprise peut en dépendre en cas de sinistre majeur;


Démystifier l'assureur et conclure des partenariats où chacun à un rôle à jouer;


Ne pas changer d'assureur tous les ans, l'entreprise y serait perdante.

La pratique

 

L'assureur est un fournisseur dont la prestation peut être optimisée. Il faut, en effet, considérer l'assurance comme un poste de coût classique et mettre tout en oeuvre pour le maîtriser. Dès lors, plusieurs questions se posent: quels sont les risques auxquels sont exposés l'entreprise, le personnel, les produits... Qu'est-ce qui peut être pris en charge financièrement en cas de sinistre sans mettre en péril l'activité de l'entreprise? Dans quelle proportion le risque peut-il être transféré auprès d'un d'assureur?

Une bonne pratique consiste, par exemple, à mettre en place un contrat de services, en marge du contrat d'assurance, où figurent les engagements de chacun. Depuis 2006, pour les contrats dont la prime atteint 20 000 Euros, l'assureur est tenu de communiquer, par écrit, le montant de sa rémunération. Pour les autres contrats, rien n'empêche de le demander. Certains courtiers le font systématiquement.

En matière d'assurance automobile et de risque routier, certaines garanties sont obligatoires, comme la Responsabilité Civile (RC). En revanche, d'autres restent optionnelles: assurances «tous risques», bris de glace, vol... En outre, les primes d'assurance sont soumises aux taxes non récupérables: jusqu'à 33,1 % en RC, 18 % en assurance «dommages». Mais des optimisations sont possibles grâce à des franchises, notamment en RC, qui sensibilisent les acteurs de l'entreprise et diminuent le nombre d'accidents.

Mot clés : risque

PHILIPPE CROCI