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Achats durables : le défi écologique et social

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Les entreprises et les services achats sont de plus en plus nombreux à mettre en place une politique de développement durable. Le mot d'ordre ? Concilier économies et environnement, malgré quelques réticences des fournisseurs ou des difficultés à évaluer le ROI et la performance.

@ Getty Images

L'an dernier, le service achats de Banctec a sorti de son catalogue les produits d'un fournisseur. Ni la qualité ni le prix n'étaient en cause. « Ils ne respectaient pas certains critères de la norme Rohs », explique Paula Bernier, directrice achats de cette PME spécialisée dans le traitement et la gestion de la chaîne de valeur documentaire. La norme Rohs, issue de la directive européenne du même nom, prévoit en effet l'élimination des substances dangereuses (plomb, mercure...) dans certains équipements électriques et électroniques commercialisés en Europe depuis le 1 er juillet 2006, notamment dans les équipements informatiques et de communication. Cet exemple illustre la montée en puissance des critères de responsabilité sociale et environnementale (RSE), déclinaison du développement durable (DD) dans l'entreprise, au sein des services achats. Olivier Menuet, manager des achats indirects Europe chez Rhodia, parle d'un changement d'échelle. « Depuis deux ans, le mouvement s'accélère. La plupart des directions achats sont en train de mettre en place une stratégie de développement durable en interne. Les plus matures impliquent désormais leurs fournisseurs stratégiques. Pour le moment, cela dépasse rarement cette étape, nuance le manager, même si des aspects de la supply chain, comme le transport, sont parfois pris en compte. » Steelcase, leader mondial du mobilier de bureau et fournisseur de nombreuses entreprises, dresse le même constat. « Le prix et la qualité demeurent les critères prioritaires des acheteurs, témoigne Fabrice Amalric, expert des questions environnementales auprès de la direction commerciale, même si le non-respect des règles environnementales est de plus en plus souvent éliminatoire. »

Olivier Menuet, Rhodia

« Pour mettre en place une politique d'achats durables, il ne faut pas se demander combien cela coûte à l'entreprise, mais combien cela rapporte. »

PAULA BERNIER, directrice achats, Banctec.

PAULA BERNIER, directrice achats, Banctec.

Témoignage

« Le respect du développement durable ne génère pas de surcoûts »

Fournisseur de multiples entreprises, et notamment de la bancassurance, très soucieuse en matière de respect de l'environnement, Banctec a mis en place une politique de développement durable : adhésion au Global Compact de l'Onu en 2004, expérimentation SD 21 000 (responsabilité sociale de l'entreprise) depuis 2005, etc. Les achats, qui représentent 7 à 9 millions d'euros sur les 21 millions d'euros de chiffre d'affaires de l'entreprise, font partie intégrante de la démarche à travers trois axes. Les deux premiers intègrent les critères de développement durable dans la sélection des quelque 300 fournisseurs de l'entreprise. Banctec achète notamment de nombreuses pièces informatiques entrant dans la fabrication de scanners ou de solutions globales PC. « Il ne s'agit pas de leur imposer des normes mais de les sensibiliser, relativise la responsable des achats, Paula Bernier. Nous achetons certains produits en très faibles quantités et à de petites entreprises, qui ne peuvent pas se convertir au développement durable du jour au lendemain. » Banctec mène également une politique de prévention et de sensibilisation à l'égard de ses fournisseurs. En 2006, un questionnaire DD a été adressé à 80 % d'entre-eux pour connaître leurs pratiques en la matière. Le taux de réponse a été de 61 %. En 2007, l'objectif est de parvenir à un taux de 80 % de réponses. Le troisième axe de la politique d'achats durables de Banctec concerne la gestion des déchets (la conformité à la directive DEEE du 20 juillet 2006 sur les déchets d'équipements électriques et électroniques) et la conception des produits à travers le respect de la norme Rohs (pas de substances dangereuses dans les processus de fabrication). Les produits de Banctec intègrent désormais l'éco-conception. « On ne peut exiger que tout soit parfait, mais nous privilégions les produits les plus proches de ces normes », précise Paula Bernier.
La PME déclare par ailleurs ses 7,2 tonnes de déchets informatiques annuels au registre national des producteurs mis en place par l'Ademe. Une procédure volontaire, cette déclaration n'étant pas obligatoire. «Nous avons de plus intégré des clauses dans nos contrats, afin que les produits que nous distribuons chez nos clients fassent l'objet d'une traçabilité. Nous vérifions ainsi qu'ils sont recyclés.» Au final, Paula Bernier ne constate pas de surcoûts particuliers et y voit même un avantage sur le plan de la qualité : « Notre volume d'achats est identique. De plus, nous constatons que, souvent, les produits qui intègrent le développement durable remplissent largement les critères de qualité. En outre, cela nous procure un avantage concurrentiel. De plus en plus d'appels d'offres excluent les fournisseurs qui ne sont pas engagés dans cette démarche », conclut-elle.

Bantec France

- ACTIVITÉ : Constructeur de matériel de numérisation, éditeur de solutions logicielles dédiées au traitement des documents, de la capture à l'archivage et d'applications de gestion de processus.

- CHIFFRE D'AFFAIRES : 21 millions d'euros (2006).

- EFFECTIF : 100 personnes.

Deux enquêtes permettent de quantifier le phénomène, mais aussi de le nuancer. L'Aca, l'association des anciens élèves de la formation achats au sein du groupe HEC, rendra public en septembre prochain sa seconde enquête sur « La fonction achats et le développement durable ». « Nous avons demandé à 300 directeurs achats européens si le développement durable était une priorité ou une contrainte, et s'ils pensaient que cela contribuait à la performance de l'entreprise », détaille Gérard Dahan, directeur marketing Europe du sud et centrale d'Ariba, partenaire de l'enquête. Les résultats ? Près de 42 % en font une priorité, 27 % jugent le sujet important mais générateur de grosses contraintes. Enfin, 30 % estiment que la question n'est pas prioritaire. Dans la première étude de 2005, sur les 38 entreprises qui avaient répondu, moins de 20 % avaient effectivement mis en place une démarche de DD. « Le développement durable dans les achats est souvent imposé par les directions générales, notamment dans les groupes cotés en Bourse où les investisseurs sont sensibles à l'image que véhicule l'entreprise », constate Gérard Dahan.

En termes de priorité, le développement durable arrive en troisième position, derrière les réductions de coûts sur les achats directs, puis sur les frais généraux. L'étude révèle également que les réticences des fournisseurs sont l'un des principaux freins à la politique d'achats durables des entreprises. « Le fournisseur doit à la fois gérer le changement et parfois investir dans de nouveaux outils. Au final, il considère qu'il prend le risque d'augmenter ses coûts », indique le responsable d'Ariba.

La seconde enquête, parue en mai dernier, a été menée par les étudiants du troisième cycle ingénierie et management des achats (IMA) du Pôle universitaire Léonard de Vinci, en partenariat avec le cabinet CKS. Les réponses au questionnaire, adressé à 100 directeurs achats d'entreprises et d'entités publiques, révèlent un panorama contrasté des pratiques en matière de RSE. Si la moitié des responsables achats ont répondu qu'une politique de ce type existe au sein de leur société, seuls 53% ont indiqué que les achats étaient impliqués. « La démarche des entreprises et des achats est en partie défensive, analyse Arnaud Salomon, directeur de l'IMA du pôle Léonard de Vinci. La sensibilité au développement durable est induite par l'importance du risque, suivant le secteur d'activité. Sans surprise, la chimie ou la pharmacie sont en pointe sur ces questions. » Plusieurs précédents spectaculaires ont illustré les risques d'une mauvaise maîtrise des critères de RSE: Nike et ses sous-traitants asiatiques qui faisaient travailler des enfants, Palm qui a dû retirer son Treo 650 du marché européen car certains de ses composants violaient la directive Rohs...

JEAN LALO, directeur technique et achats, Somaro.

JEAN LALO, directeur technique et achats, Somaro.

Témoignage

«Un rapport qualité prix intéressant du point de vue des achats»

Au sein de la société Sodirel, filiale du groupe Somaro, la notion de responsabilité sociale et environnementale apparaît comme un véritable sacerdoce. Les critères environnementaux sont pris en compte dans la conception des produits. Les pièces de fixation des équipements de sécurité routière sont, par exemple, conçues à partir de matériaux issus de la filière des produits ménagers recyclés. L'entreprise concrétise en parallèle son engagement en faveur du développement durable au niveau social.
Sur son site d'Uchaux, dans le Vaucluse, la société compte en effet parmi ses fournisseurs Le Royal, un Etablissement et service d'aide par le travail (Esat). Cinq handicapés mentaux ont été progressivement intégrés pour gérer les tâches externalisées de production.
« Au départ, l'Esat assurait des prestations de nettoyage de locaux et de jardinage, explique Jean Lalo, directeur technique et achats de Somaro (groupe Colas), la maison mère de Sodirel. Au vu de la qualité de leur travail, nous avons élargi leur périmètre. » Le stockage et l'expédition des produits leur ont été confiés dans un premier temps. Ils participent désormais au montage de certaines pièces, comme les éléments réfléchissants sur les catadioptres qui se fixent sur les glissières le long des autoroutes. « Pour nous, c'est un prestataire comme un autre, indique Jean Lalo. Les seules différences se situent au niveau de l'encadrement, qui doit être plus nombreux, et de l'attention particulière sur le suivi des réalisations. Leurs horaires de travail sont également aménagés pour tenir compte de leurs besoins ». Selon lui, le rapport qualité prix de l'Esat est intéressant du point de vue des achats. « Et il ne faut pas oublier aussi l'aspect sociétal de notre responsabilité d'entreprise », conclut Jean Lalo.

Sodirel

- ACTIVITE Fabricant d'équipements de sécurité pour la route et la ville.

- CHIFFRE D'AFFAIRES : 8 millions d'euros.

- EFFECTIF : 17 personnes.

Création de valeur sur la durée

Le défi est donc de taille pour les achats. Comment intégrer le développement durable dans un contexte de pression sur les coûts, qui génère des contrats plus courts et plus flexibles avec les fournisseurs, et des approvisionne ments dans les pays à bas coûts? « Pour envisager le développement durable, il ne faut pas se demander combien ça nous coûte, mais combien ça nous rapporte, juge Olivier Menuet (Rhodia). La démarche est identique a celle de la qualité dans les années quatre-vingt. La recherche d'économies et la maîtrise du risque doivent s'envisagera l'échelle de l'entreprise, ce qui comprend les salariés, les clients, les fournisseurs et leurs sous-traitants. Auditer son fournisseur, mettre en place des plans de progrès qui permettront d'intégrer le DD et de réduire les coûts... Toutes ces actions permettent d'anticiper les risques pour l'entreprise et de créer de la valeur sur la durée. »

Plusieurs exemples valident cette théorie. En diminuant la quantité de plastique utilisée dans les emballages, Walmart a ainsi économisé 3,5 milliards de dollars par an. Le groupe Norauto, qui sensibilisait depuis 1995 ses clients sur le développement durable (tri des déchets, recyclage), est allé plus loin en signant, en mars dernier, un accord-cadre de trois ans avec l'Ademe. Le groupe, spécialisé dans l'entretien de la voiture et son équipement, implique désormais ses achats dans une démarche ambitieuse d'éco-conception. « Les critères du développement durable seront pris en compte depuis la conception du produit jusqu'à sa livraison dans nos entrepôts, afin de réduire les impacts environnementaux des articles conçus et distribués par le groupe », annonce-t-on au service achats. Dans les mois à venir, les critères seront progressivement intégrés dans le cahier des charges. La réduction des quantités de plastique d'emballage ou du nombre de camions de livraisons, grâce à une meilleure définition des besoins et des délais, devrait notamment permettre de réaliser des économies. Pour atteindre ces objectifs, les achats travailleront en mode projet avec les services qualité, juridique et environnement. Toutefois, de tels exemples restent rares. « Les responsables sont en attente d'éléments pour pouvoir passer à l'exécution et aller au-delà de ces grands principes, comme la mise en place d'une charte éthique ou la signature du Global Compact de l'Onu », relève Arnaud Salomon (IMA).

GILLES LAFAURIE, directeur adjoint des achats, Société Générale.

GILLES LAFAURIE, directeur adjoint des achats, Société Générale.

Témoignage


« Dans la sélection des fournisseurs, les critères de développement durable comptent s'en être éliminatoires »

L'intégration des critères de responsabilité sociale et environnementale (RSE) dans les achats de la Société Générale est une pratique déjà bien rodée. La démarche avait été initiée en 2000 avec la mise en place de clauses et de mentions liées au développement durable dans tous les contrats achats, puis par l'élaboration d'un questionnaire RSE dans tous les appels d'offres. Pour la période 2006- 2008, le plan Ethical sourcing program (ESP) fixe une feuille de route encore plus opérationnelle pour maîtriser les impacts directs de l'activité de l'entreprise. L'ESP possède, en effet, un double objectif : cartographier les domaines d'achats sensibles et procéder à une évaluation RSE toujours plus complète des fournisseurs. « Sur les 139 catégories de produits et services, nous en avons identifié 49 à risque en termes de RSE, dont le matériel électronique, les consommables d'impression ou la téléphonie mobile », indique Gilles Lafaurie, directeur adjoint des achats. Un questionnaire spécifique va être adressé aux fournisseurs de ces produits à risque, afin de détailler notamment des plans de progrès et assurer le suivi. En matière de restauration collective, la vérification des règles de contrôle pour le recours aux OGM ou les démarches sur la prise en compte du bien-être diététique font, par exemple, partie des clauses spécifiques.
Sur le plan de l'évaluation, « la partie RSE couvre 3 % de l'appréciation totale d'un fournisseur, indique Gilles Lafaurie. Les critères ne sont pas éliminatoires, néanmoins ils entrent en compte dans la sélection. » En mars 2007, des clauses de développement durable étaient incluses dans 540 contrats fournisseurs. Ces derniers ont été notés par rapport à des critères de développement durable. Une notice explicative leur a été transmise, « afin de travailler sur des plans de progrès », ajoute Gilles Lafaurie. Sur les 2 milliards d'euros annuels réalisés par les achats, l'objectif est d'atteindre 60 % d'achats répondant directement aux critères du développement durable. Sur le plan des ressources humaines, un plan de communication destiné aux clients internes a été mis en place, tandis que 84 acheteurs ont reçu une formation d'une journée en 2006.

Société Générale

- ACTIVITE : Services financiers, gestion d'actifs, banque d'investissement.

- PRODUIT NET BANCAIRE : 22,4 milliards d'euros.

- EFFECTIF : 120 000 personnes.

Des formations sur le développement durable

Depuis 2005, Demos, un cabinet spécialisé dans la formation et l'accompagnement de projets professionnels, propose un module de formation de deux jours sur le thème des achats et du développement durable. Les candidats sont de plus en plus nombreux. « Il s'agit surtout de responsables achats de moyennes entreprises qui veulent s'informer sur les méthodes et les pratiques à mettre en place », explique Evelyne Hernandez, responsable du département achats. Les cours insistent notamment sur la nécessité de prendre en compte le coût global d'acquisition, en intégrant tous les aspects de la supply chain et le travail à réaliser en amont, comme les spécifications à faire figurer dans le cahier des charges. « Les exemples montrent que dans beaucoup d'entreprises, le développement durable peut difficilement être envisagé sur tous les fronts, reprend Evelyne Hernandez. Les achats hors-production sont souvent les premières familles à être travaillées. En revanche, beaucoup d'aspects de la supply chain, comme le transport ou la logistique, sont encore peu pris en compte. »

ALAIN CHATENET, responsable de la coordination des achats, Veolia Propreté

ALAIN CHATENET, responsable de la coordination des achats, Veolia Propreté

Témoignage

« Les fournisseurs qui ne respectent pas les critères de développement durable ne sont pas retenus dans les appels d'offres »

Chez Veolia Propreté, les achats sont en première ligne pour traduire la politique de développement durable dans la relation avec les fournisseurs et les sous-traitants, mais aussi dans la définition du besoin auprès des prescripteurs internes.
Dans un contexte de hausse des prix des énergies et des matières premières, ils analysent la quantité et la qualité énergétique utiles tout au long du processus industriel. « Les critères de la responsabilité sociale et environnementale sont intégrés dans toutes les étapes du processus achats, indique Alain Chatenet, responsable de la coordination des achats de Veolia Propreté. Nos fournisseurs sont audités et classés en fonction du niveau de risque qu'ils représentent pour notre image et leur importance dans nos activités. » Le premier niveau signifie notamment qu'il présente un risque important pour l'image de Veolia par rapport aux critères définis dans la charte de DD. Le second niveau concerne tous les autres fournisseurs qui peuvent nécessiter un suivi.
Dans tous les cas, des plans de progrès sont mis en oeuvre. Les fournisseurs ne respectant pas les critères ne sont pas retenus dans les appels d'offres suivants. Le suivi de ces critères est intégré dans un reporting. Le nombre d'accidents du travail ou la consommation énergétique nécessaire à la production des biens sont, par exemple, passés au crible lors des audits initial et de suivi. « Suite à notre audit, l'un de nos fournisseurs de bacs roulants a mis en place des indicateurs de suivi sur certains critères, cela lui a permis de définir des axes de productivité et donc des économies. »
La relation avec les fournisseurs est construite sur le mode partenariat. Les plans de progrès s'inscrivent dans une démarche de réduction de la consommation d'énergie, tout au long du processus de production. Le prescripteur interne est associé à la démarche menée par les achats. « Pour lui permettre de définir son juste besoin et éviter la surqualité, il accompagne l'acheteur dans l'audit du fournisseur », explique Alain Chatenet.

Veolia Propreté

- ACTIVITÉ : Gestion de la propreté auprès des entreprises et des collectivités.

- CHIFFRE D'AFFAIRES : 6,6 milliards d'euros (2005)

- EFFECTIF : 32 405 personnes.

Les achats durables dans les notations extra-financières

Afin de répondre a ces nouveaux défis, les outils achats eux-mêmes se sont adaptés. Ivalua a, par exemple, intégré les aspects relatifs au développement durable dans son outil Ivalua buyer. « Plusieurs modules sont concernés, précise-t-on chez l'éditeur. Pour l'e-sourcing, les critères de développement durable et leur pondération sont intégrés dans les consultations lors des appels d'offres. Concernant le référentiel fournisseur, il gère pour chaque dossier l'ensemble des informations relatives au DD, comme les rapports d'audits, les plans d'actions ou les certifications obtenues. »

Le développement durable étant devenu un critère de notation extra-financière, les achats sont désormais concernés. « Nous mesurons la responsabilité de l'entreprise vis-à-vis de ses fournisseurs et sous-traitants, explique Pascal Bello, directeur général délégué de BMJ Ratings, une société de notation extra-financière. Nous croisons plusieurs principes, comme la sensibilisation et l'accompagnement du fournisseur ou du sous-traitant sur les thématiques sociales et environnementales, la dépendance à des fournisseurs non fiables, etc. » Dernièrement, le groupe de construction Spie Batignolles a ainsi été crédité d'un A+ pour avoir mis l'accent sur la sécurité au travail. Une performance d'autant plus notable que le volet social, qui est l'une des composantes du développement durable, reste largement sous-exploité par les achats. L'enquête IMA adressait la question suivante aux directeurs achats : sur quel volet de la RSE vos pratiques sont-elles le plus avancées. Près de 82% avaient répondu l'environnement. Seulement 13 % le social.