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Achats à l'international: make or buy?

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Construire une politique achats à l'international nécessite des arbitrages stratégiques impliquant les autres fonctions de l'entreprise comme les RH ou la supply chain. Petit mémento à l'usage de l'acheteur.

Que ce soit de l'innovation technologique, des matières premières ou des services, les achats ont pour mission de déceler les meilleures sources d'approvisionnement. Autrement dit: trouver le meilleur fournisseur, où qu'il soit, comme se plaît à dire Eric David, responsable du master achats à Centrale Paris. Or, les territoires achats n'ont pas de limite. Même lorsque le périmètre de l'acheteur est national, sa stratégie n'a de sens que si elle a été pensée dans un cadre global. Et les enjeux sont de taille quand on veut bâtir une stratégie efficace en matière d'achats à l'international! Un arbitrage initial consiste à déterminer s'il faut créer un bureau achats près de ses fournisseurs étrangers ou le sous-traiter à un cabinet de sourcing. L'acheteur doit aussi prendre en considération dans la définition de sa politique l'évolution des spécificités des pays émergents (Brics) qui représentent des viviers de fournisseurs innovants et prometteurs. Ce choix fait, il doit recruter le bon acheteur pour l'international et veiller à maintenir une collaboration harmonieuse avec ses collègues de la supply chain.

@ SERGEY ILIN - FRANCK BOSTON / FOTOLIA

Voilà un court aperçu des missions délicates qui incombent aux acheteurs avant d'engager les moyens et ressources de leur entreprise. Sachant que la définition des rôles de chacun des services de l'entreprise (achats, RH, supply chain, etc.) reste tout de même tributaire d'un facteur exogène et incompressible: le temps.