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«Le Siseg doit apporter des idées»

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Pour le président de l'Arseg, cette nouvelle édition du Siseg se révèle d'autant plus intéressante que la crise actuelle oblige responsables des services généraux et acheteurs à trouver des solutions innovantes. Deux fonctions différentes mais complémentaires.

Le positionnement du Siseg évolue: d'un salon des services généraux, il devient une manifestation dédiée à l'environnement de travail au sens large. L'Arseg se retrouve-t-elle dans cette évolution?

François Delatouche: Bien sûr! Nous sommes même à l'origine de cette nouvelle orientation. L'image de notre profession est souvent associée, à tort, à la gestion de certaines prestations (nettoyage, accueil, sécurité, etc.) et aux fournitures de bureau. Or, des études récentes, réalisées auprès de nos membres, ont démontré que le champ d'actions des directeurs et responsables de services généraux est beaucoup plus large: il s'étend de la flotte automobile aux déplacements professionnels, en passant par la bureautique. Ainsi, le métier des services généraux concerne bien l'environnement de travail des collaborateurs, sous toutes ses formes. Il était normal que le Siseg prenne en compte cette réalité.

Qu'attendez-vous de cette édition?

Tout d'abord, le Siseg doit illustrer l'évolution de notre métier. Je pense que le programme de conférences du salon, élaboré en partie avec l'Arseg, répond à cette attente. Les services généraux ne doivent plus être perçus comme un centre de coûts. Au contraire, ils doivent être considérés comme une fonction au service de la performance de l'entreprise. Or, la qualité de l'environnement de travail y participe grandement.

Par ailleurs, cette édition doit permettre d'apporter des idées aux directeurs et responsables des services généraux. En cette période de crise, ce n'est pas le moment de rester recroquevillé dans sa coquille mais, au contraire, de se montrer innovant dans son entreprise. Enfin, le développement durable est plus que jamais un sujet d'actualité. Je constate qu'il reste une thématique centrale du salon.

Dans certaines entreprises, la frontière entre les directions achats et les services généraux est floue. Quel est, selon vous, le rôle de chacun?

Les directions achats identifient et mettent en compétition les fournisseurs susceptibles de répondre aux besoins exprimés, dans un cahier des charges, par les directions des services généraux. Il s'agit donc de deux fonctions différentes mais complémentaires. Selon une étude réalisée en 2008 par l'Arseg, 60% des responsables des services généraux travaillent en étroite collaboration avec un service achats hors production. Et de toutes les fonctions de l'entreprise, c'est avec les achats que les relations sont les plus fréquentes, jusqu'à plusieurs fois par jour pour 13% des répondants.

La qualification du besoin et la rédaction du cahier des charges ne sont-elles pas du ressort des acheteurs?

Je ne suis pas de cet avis. Les responsables des services généraux sont des techniciens et, à ce titre, ils sont les plus à même de définir leurs besoins et de rédiger un cahier des charges. Les acheteurs peuvent éventuellement challenger ce besoin. Cela dit, j'estime que ce n'est pas leur mission principale. En théorie, si chacun accomplit correctement son travail, il n'y a pas de conflit d'intérêts entre ces deux fonctions.

Arseg

ACTIVITE
Association des directeurs et responsables de services généraux


NOMBRE DE MEMBRES
2 250


DATE DE CREATION
19 76


SITE INTERNET
www.arseg.asso.fr